Selon des sources consultées par NouvelEchoRdc, l’arrestation de Saidi Munyanya ne relèverait pas uniquement d’une démarche judiciaire. Elle s’inscrirait dans une stratégie d’acharnement menée par certains opérateurs miniers, dérangés par les réformes qu’il a engagées depuis sa prise de fonction. La controverse autour d’une prétendue autorisation d’exploitation illicite de l’or servirait de prétexte, selon ces sources, à une tentative de neutralisation d’un cadre réputé pour sa rigueur et son attachement aux textes régissant le secteur.
Depuis sa nomination, Saidi Munyanya s’est engagé dans une politique de rigueur et d’assainissement du secteur minier en Ituri. Une posture qui lui vaut des inimitiés dans un environnement où les intérêts privés sont puissants. Selon des indiscrétions à notre Rédaction, son arrestation serait le fruit d’un montage orchestré par certains opérateurs miniers opposés à sa gestion stricte.
L'on cite un certain David Batchu Mungujakisa, présenté comme responsable de la société COMOI, détenteur des permis miniers 16133, 16188 et 16325. D'après nos sources, il entretiendrait des activités minières controversées avec des partenaires chinois, et chercherait à écarter Saidi Munyanya, dont les décisions freineraient ses ambitions.
Les accusations portées contre le Chef de division, notamment sur l’exploitation des rejets miniers à Mambasa, Djugu, Irumu et Mahagi, sont également contestées. Ses soutiens rappellent qu’une Note circulaire signée par Saidi Munyanya avait suspendu cette activité sur l’ensemble de la province. Une mesure qui contredit les griefs avancés par un prétendu «Réseau des intellectuels de l’Ituri», qui a relayé un texte lui attribué par les détracteurs de Saidi Munyanya, apprend-on.
Pour ses partisans, l’objectif de cette campagne est clair. Il s’agit de le discréditer dans l’opinion publique avant même que la justice militaire ne se prononce, afin d’influencer le cours de la procédure. Mais les contradictions relevées dans les accusations pourraient fragiliser cette stratégie.
Saidi Munyanya reste présumé innocent tant que la justice militaire n’a pas établi les faits. Mais son arrestation, sur fond de rivalités économiques, soulève des inquiétudes sur les pressions qui s’exercent autour du secteur minier en Ituri. Fidèle à sa ligne de rigueur depuis son arrivée à la division provinciale des mines, il semble aujourd’hui ciblé par ceux que dérangent les réformes qu’il incarne. À la justice désormais de faire son travail, loin des influences et des calculs d’intérêts.
La Rédaction

