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ITURI : un retour forcé des déplacés internes, dans les conditions sécuritaires actuelles, exposerait les familles à de graves violences (ONG ALDI RDC)

Dr Roger Lokpatchu BAHEMUKA - Directeur général - ALDI RDC

L’appel de l’armée en Ituri demandant aux déplacés internes de retourner dans leurs villages d’origine reste au centre des réactions et des inquiétudes.

Ce vendredi, l’Association Locale pour le Développement Intégral (ALDI RDC) a réagi par communiqué, dénonçant un «retour forcé» des déplacés internes et rappelant que l’insécurité reste omniprésente dans plusieurs zones en province de l’Ituri.

Sans détour, ALDI RDC appelle clairement les autorités provinciales et nationales à «suspendre toute mesure pouvant être interprétée comme un retour forcé» des familles déplacées.

Pour l’ONG Humanitaire et de Développement durable, conduite par le Dr Roger Bahemuka, la priorité doit être donnée à «la restauration de la paix, à la démobilisation des groupes armés et à l’accompagnement humanitaire», avant toute perspective de retour des déplacés dans leurs villages.

Dans ce communiqué parvenu à notre Rédaction, ALDI RDC avertit que, dans un contexte de violences persistantes des groupes armés, notamment la CODECO, la décision concernant le retour des déplacés internes dans leurs villages les expose à de graves menaces contre leur vie et leur intégrité physique.

Et d'ailleurs, «tout retour de populations déplacées doit se faire de manière volontaire, dans des conditions de sécurité, de dignité et avec des garanties claires de protection», note l’Association Locale pour le Développement Intégral. Elle rappelle que ces principes sont consacrés par le droit international humanitaire et les directives des Nations Unies relatives aux déplacements internes.

ALDI RDC exprime ainsi «sa profonde préoccupation» face à l’appel du gouvernement provincial aux populations déplacées dans les conditions actuelles. En l’absence de garanties sécuritaires et humanitaires, toute mesure de retour risque de transformer l’espoir de réinstallation en un danger supplémentaire pour des familles déjà fragilisées, laisse entendre cette association depuis Kinshasa.

Germain Aboki