À la suite de la Conférence humanitaire de Paris, la Société civile du Congo (SOCICO) a publié ce samedi un communiqué de presse dans lequel elle interpelle le Gouvernement congolais sur sa gestion de la crise humanitaire qui frappe l’Est du pays.

Dans ce document parvenu à la rédaction de NouvelEchoRdc, la SOCICO appelle le Gouvernement à privilégier la mobilisation des ressources internes et le soutien aux initiatives citoyennes, plutôt que de recourir à des campagnes de solidarité internationale. Sans détour, elle dénonce le détournement de fonds publics, les dépenses jugées excessives liées aux voyages officiels, ainsi que le pillage des ressources naturelles du pays par des multinationales, dans un contexte d’impunité généralisée.

«Au lieu de chercher des solutions à Paris, le Gouvernement devrait répondre à la souffrance de son peuple», indique le communiqué. La SOCICO estime que la priorité dans les provinces affectées par le conflit, notamment au Nord-Kivu, ne devrait pas être l’aide humanitaire, mais le rétablissement de la paix et de la sécurité. Selon elle, «trois mois de stabilité suffiraient pour que la population subvienne à ses besoins».

La Société civile du Congo conclut en appelant l’État congolais à assumer pleinement ses responsabilités, à engager des réformes structurelles et à garantir un avenir meilleur aux populations affectées par les violences armées.

Lors de la conférence humanitaire tenue à Paris le 30 octobre, le Président de la République, Félix Tshisekesi, a interpellé la communauté internationale sur l’urgence sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC. Il a plaidé pour un financement massif, rapide et traçable, rappelant que le plan de réponse humanitaire des Nations Unies pour 2025 prévoit 2,24 milliards de dollars destinés à l’assistance vitale de plus de 20 millions de Congolais.

La Rédaction