Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo a dressé, jeudi, un bilan jugé favorable de la conjoncture économique en 2025. L’institution note une forte décélération de l’inflation et une appréciation significative du franc congolais, tout en annonçant un nouvel assouplissement de sa politique monétaire.
Selon le CPM, l’inflation annuelle s’est établie à 2,27% en décembre 2025, contre 11,69% un an plus tôt, un niveau largement inférieur à l’objectif de moyen terme fixé à 7%. Cette évolution est attribuée à la vigueur du franc congolais, à la baisse des prix pétroliers et à une orientation monétaire restrictive.
Sur le marché de change, la monnaie nationale s’est fortement appréciée. Au 31 décembre, le taux interbancaire s’est fixé à 2 181,39 CDF pour un dollar, tandis que sur le marché parallèle il atteignait 2 309,38 CDF, traduisant des appréciations respectives de 30,44% et 24,09%. Les réserves internationales ont progressé de 1,73 milliard USD, pour atteindre 7,88 milliards USD, soit l’équivalent de trois mois d’importations.
Le produit intérieur brut réel a enregistré une croissance de 5,6% en 2025, après 6,7% en 2024. Cette performance est portée par la branche extractive et la résilience des activités hors mines. Le CPM souligne également la poursuite du ralentissement de l’inflation mondiale, malgré les incertitudes géopolitiques.
Pour l’année en cours, le Comité anticipe une stabilisation du taux de change et une inflation maîtrisée, dans un contexte de croissance jugée robuste. Les cours favorables des métaux et une atténuation des tensions dans l’est du pays devraient soutenir cette dynamique.
Dans ce cadre, la Banque centrale a décidé de poursuivre l’assouplissement monétaire engagé fin 2025. Le taux directeur est ramené de 17,5% à 15%, tandis que le taux de prêt marginal passe de 21,5% à 19%. Les coefficients de réserve obligatoire restent inchangés.
La Banque centrale du Congo affirme maintenir une surveillance étroite de la conjoncture interne et externe, ainsi que de la liquidité. Elle se dit prête à ajuster ses instruments si nécessaire afin de préserver la stabilité macroéconomique.
La Rédaction
