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GREEN TECH/ENERGY : rançonner la population de Bunia grâce à l'arnaque énergétique durable !

La contestation contre la société GreenTech/Energy s’est installée durablement à Bunia. Les premières pétitions, lancées par des consommateurs à l’automne 2025 et soutenues par l’UDPS/Tshisekedi, ont ouvert un cycle de mobilisation qui continue de gagner en intensité.

Ladite contestation a atteint le caucus des parlementaires de l’Ituri, actuellement en consultation provinciale. Les voix de la société civile et des acteurs politiques s’unissent pour dénoncer une gestion perçue comme abusive et exprimer le mécontentement d’une population excédée.

L'ARE saisie

En novembre dernier, les consommateurs de Bunia, parmi lesquels des vendeurs de vivres frais, des exploitants de congélateurs et de nombreux ménages, ont saisi l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE) à Kinshasa pour dénoncer les pratiques qualifiées d’arnaque de GreenTech/Energy.

Ils dénoncent une tarification excessive, estimant que le coût global dépasse les trente cents par kilowattheure, soit le tarif le plus élevé du pays. À leurs yeux, GreenTech/Energy rançonne la population sans apporter d’améliorations substantielles à la centrale hydroélectrique de Budana.

La manipulation 

Toujours dans l’attente d’une réponse de l’ARE, les pétitionnaires accusent GreenTech/Energy d’avoir cherché à influencer le caucus des députés provinciaux de l’Ituri en les conviant à une visite de la centrale au mois d’août 2025. Selon eux, cette opération visait à obtenir des déclarations favorables sur une prétendue augmentation de la capacité de production.

Or, affirment-ils, la réalité demeure inchangée, avec une puissance limitée à 1,4 mégawatt, comme à l’époque d’Electrokimo. Ils dénoncent une gestion opaque et l’appropriation d’un patrimoine public sans procédure transparente.

Alors que les autorités provinciales ont toujours gardé silence face aux accusations visant GreenTech/Energy, l’affaire prend une dimension politique avec l’entrée en scène du député national Jean‑Claude Draza Atsule. Il a interpellé GreenTech/Energy sur le délestage récurrent, malgré les annonces d’une prétendue augmentation de puissance.

Un contrat compromis 

L’élu d’Aru a également pointé la rupture avec la SOKIMO, partenaire initial, qui aurait retiré sa confiance au projet. Pour lui, un contrat dont une partie se retire est déjà compromis.

Jean‑Claude Draza a aussi relayé les plaintes des consommateurs sur la surfacturation. Il a rappelé qu’à l’époque, les ménages payaient vingt ou trente dollars. Aujourd’hui, certains déboursent cent cinquante dollars pour un service qui n’arrive qu’après deux semaines. Une situation qu’il juge intenable et révélatrice d’un dysfonctionnement majeur.

La prédation 

Ce qui devait être une solution énergétique s’est mué en une machine de prédation économique. Derrière le slogan «Renforcer les capacités de Bunia grâce à des solutions énergétiques durables», la population voit plutôt une réalité amère: «Rançonner Bunia grâce à l’arnaque énergétique durable».

Les pratiques opaques et les tarifs exorbitants de GreenTech/Energy ont fini par éroder la confiance des habitants, qui considèrent désormais l’entreprise comme une société prédatrice plutôt que comme un partenaire de développement. À suivre !

N.E