L'attaque est survenue alors que la région semblait renouer progressivement avec une relative accalmie. Au lendemain d'une incursion attribuée aux miliciens de la CODECO dans le village de Gbokudju, sous-village de Ddodjo, dans le groupement Sala en territoire de Djugu (Ituri), la société civile de la chefferie des Bahema Banywagi exhorte le groupe armé à renoncer aux violences et à préserver les efforts de pacification.

Selon Banga Bakahuna Florimond, président de cette structure citoyenne, les assaillants ont pillé plusieurs biens appartenant à la population. Des chèvres, des vaches, de l'argent, des vêtements d'enfants, des téléphones portables ainsi que d'autres effets de valeur figurent parmi les biens emportés lors de l'attaque.

Pour cet acteur de la société civile, ces violences risquent de fragiliser une dynamique de retour progressif à la normale observée ces dernières semaines dans cette partie de l'Ituri. Il souligne que les populations aspirent désormais à la stabilité, dans un contexte où la province fait également face à des défis sanitaires.

«Nous demandons aux miliciens de la CODECO que ce n’est plus le moment de poser des actes de vandalisme. Il est temps de reconstruire la paix dans notre province. Nous faisons déjà face à une situation difficile liée à la maladie. Ils ne doivent pas venir ajouter d’autres souffrances à la population. Nous leur demandons de revenir à la raison», a-t-il déclaré.

Selon lui, l'amélioration de la situation sécuritaire avait permis une reprise progressive des échanges commerciaux et de la circulation des personnes, notamment entre Penyi et les villages de la chefferie des Bahema Banywagi. Une évolution qu'il juge aujourd'hui menacée par la résurgence de telles attaques.

Banga Bakahuna Florimond salue par ailleurs la vigilance des habitants, qui ont permis d'identifier les auteurs de l'incursion, ainsi que l'intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il appelle les groupes armés à privilégier la voie du dialogue afin d'éviter une nouvelle spirale de violences et de préserver les avancées enregistrées dans le processus de stabilisation de l'Ituri.

La Rédaction