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RDC : Entre violences armées persistantes et insécurité alimentaire, l’Ituri s’enfonce dans la crise, alerte le CICR

La province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, continue de faire face à une crise sécuritaire prolongée, marquée par des affrontements armés et des attaques ciblées contre les populations civiles. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) alerte sur les conséquences humanitaires de cette instabilité, qui plonge des milliers de personnes dans la précarité et le silence.

Dans un communiqué de presse publié le 6 novembre 2025, le CICR souligne que les violences en Ituri sont caractérisées par des attaques des groupes armés, et une recrudescence d’incursions visant directement les civils. Ces actes, en violation du droit international humanitaire, compromettent la sécurité des habitants et détruisent leurs moyens de subsistance.

D'après ce document consulté par la Rédaction de NouvelEchoRdc, les effets de ces violences sont multiples : pertes en vies humaines, déplacements massifs, violences sexuelles, mauvais traitements, recrutement d’enfants, destruction de biens. «Les civils paient le prix fort et subissent le plus lourd tribut de cette violence», indique le CICR, qui rappelle que le droit international interdit toute attaque contre les populations et les biens civils.

La résilience des communautés locales est fortement affaiblie, alerte le Comité international de la Croix-Rouge. L’accès aux services essentiels est limité, et la peur empêche de nombreux agriculteurs de se rendre dans leurs champs, aggravant l’insécurité alimentaire, note-t-il, rappellant qu'au jour d'aujourd'hui, environ 1,5 million de personnes sont en situation de pénurie alimentaire en Ituri, selon les chiffres des Nations Unies.

Dans la chefferie de Mambisa, territoire de Djugu, le CICR a distribué des vivres et des biens de première nécessité à près de 12 000 personnes revenues chez elles après avoir fui les violences du mois d’août. Ustensiles de cuisine, savon, couvertures et rations alimentaires ont été remis pour couvrir les besoins d’un mois.

Mais à leur retour, la plupart ont retrouvé leurs habitations incendiées et leurs biens pillés. Si l’aide humanitaire répond aux besoins immédiats, la principale préoccupation des familles reste la sécurité. Sans garanties de protection, les efforts de relèvement demeurent fragiles, fait savoir le CICR. 

La Rédaction