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| Image d'illustration : une station-service |
Dans la ville de Bunia, la population fait face à une hausse brutale du prix du carburant. Hier, le litre s’affichait à 3 550 FC dans plusieurs stations, mais dès ce matin il a franchi la barre des 4 000 FC.
L'augmentation soudaine s’accompagne d’une pénurie. Plusieurs stations-service sont à sec et ont fermé leurs portes, tandis que les files d’attente s’allongent devant les rares points de vente encore ouverts. Les transporteurs répercutent déjà cette hausse sur les tarifs, et les ménages craignent une flambée des prix des denrées alimentaires.
De toute observation, cette situation locale illustre parfaitement l’avertissement lancé par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui avait alerté sur un risque de «séisme économique» pour la RDC en cas de fermeture du Détroit d’Ormuz. Pour rappel, ce passage stratégique du commerce mondial du pétrole est au cœur des tensions géopolitiques actuelles entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés.
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| Une vue de la ville de Bunia |
Il y a lieu d'affirmer qu'à Bunia, les effets de cette crise internationale se traduisent déjà par une pression directe sur le pouvoir d'achat, une instabilité économique qui s'annonce et une inquiétude croissante au sein de la population, à la suite du manque brutal de carburant et de l'envolée des prix de transport.
Cela confirmerait la vulnérabilité de l'économie congolaise aux chocs extérieurs et soulignerait l'urgence de stratégies de résilience énergétique pour protéger la population des soubresauts du marché mondial.
Moïse UYUNG’RWOTH UZELE

