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RDC : l’accueil des migrants afghans attise la contestation

Août 2021, le retrait chaotique des troupes américaines d’Afghanistan. Des milliers d’Afghans ayant collaboré avec Washington, interprètes, logisticiens, soldats, sont évacués vers des camps de transit, notamment la base d’As Sayliyah au Qatar. Quatre ans plus tard, environ 1 100 d’entre eux restent coincés, privés de visas spéciaux et pris dans un engrenage sécuritaire qui les empêche d’entrer aux États-Unis.

Début avril 2026, un accord «discret» est scellé entre Washington et Kinshasa. La République démocratique du Congo accepte d’accueillir ces réfugiés, un geste présenté comme un renforcement des relations stratégiques avec les États-Unis. Pour les Afghans, le dilemme est brutal : retour forcé sous le régime Taliban ou réinstallation en RDC.

La décision provoque un choc. Au Qatar, les migrants multiplient les manifestations et les grèves de la faim, refusant d’être envoyés dans un pays qu’ils jugent instable et miné par ses propres conflits. En RDC, l’opposition et la société civile dénoncent un contrat opaque et s’interrogent sur la capacité d’un État déjà débordé par des millions de déplacés internes à intégrer de nouveaux arrivants.

Un opposition manifestée dans la rue de Kinshasa au projet d'accueil des migrants afghans en RDC 

Malgré les pressions diplomatiques et les protestations des ONG, le processus semble enclenché. Les premiers vols transportant des migrants expulsés du sol américain,  Congolais et autres nationalités, ont déjà atterri à Kinshasa. Le gouvernement congolais maintient sa position d’accueil, tandis que les défenseurs des droits humains parlent de «déportation déguisée».

Un dossier explosif, où se croisent diplomatie, humanitaire et calculs politiques, et qui place la RDC au cœur d’une controverse mondiale.

NE.