PLUS DE 180 PERSONNES ENTERRÉES EN UN MOIS, DES CORPS LAISSÉS DANS LES HABITATIONS : à Lopa, la société civile appelle à une intervention urgente face à l'aggravation de la situation liée à Ebola

Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

PLUS DE 180 PERSONNES ENTERRÉES EN UN MOIS, DES CORPS LAISSÉS DANS LES HABITATIONS : à Lopa, la société civile appelle à une intervention urgente face à l'aggravation de la situation liée à Ebola


Le président de la Société Civile Forces Vives du Groupement Lopa, Lotsima Fredy, lance une alerte publique sur la situation de la riposte contre Ebola dans cette partie du territoire de Djugu, appelant les autorités congolaises et les partenaires internationaux à une intervention urgente.

Dans une déclaration adressée le 5 juillet au ministre de la Santé publique, au gouverneur de province, au Coordonnateur national de la riposte contre Ebola ainsi qu'aux partenaires techniques et financiers, le responsable de la société civile affirme que la situation est devenue préoccupante.

Selon cette déclaration parvenue à NouvelEchoRdc ce matin, «en un mois, nous avons déjà enterré plus de 180 personnes âgées décédées d'Ebola à Lopa et environs», alerte la Société civile. Le document ajoute que cette crise a laissé «des centaines d'orphelins et de veuves sans appui».

Le président de la société civile attribue les difficultés de la riposte à un manque de ressources financières et logistiques. Il affirme notamment que «les corps restent enfermés dans les maisons d'habitation pendant trois à quatre jours avant l'intervention des équipes», une situation qu'il relie au «non-paiement des primes de risque et au manque de moyens logistiques».

Toujours selon la déclaration, ces retards augmenteraient les risques de transmission de la maladie. «Sans rémunération, sans carburant, les équipes ne bougent pas», peut-on lire dans le document.

Face à cette situation, la Société Civile Forces Vives du Groupement Lopa formule plusieurs demandes urgentes. Elle réclame le paiement des primes de risque dues aux équipes de riposte, la mise à disposition de kits d'enterrement sécurisés, de véhicules, de carburant et d'équipements de protection individuelle, ainsi qu'une intervention dans un délai de 12 à 24 heures après chaque signalement de décès.

Elle demande également le dépistage et le suivi systématique des personnes ayant été en contact avec les victimes afin de limiter la propagation de la maladie. «On ne vaincra pas Ebola en laissant nos morts enfermés dans les maisons. Sauver les vivants, c'est aussi enterrer vite et dépister les contacts», lance Lotsima Fredy aux autorités nationales et aux partenaires de santé en conclusion de sa déclaration.

La Rédaction