Un complot annoncé, mais jamais démontré. La Dynamique de soutien à Daniel Uyewa avait affirmé qu’un groupe d’élus de Djugu et d’Aru préparait son assassinat, en complicité avec la rébellion CRP de Thomas Lubanga.
La liste des parlementaires mis en cause, exigée par ses collègues, demeure introuvable. Le silence du député et de sa Dynamique jette le doute sur la crédibilité de l’alerte. L’élu poursuit ses activités publiques à Djugu, comme si les menaces brandies par sa Dynamique n’existaient pas.
L’affaire prend l’allure d’une propagation de faux bruits. Une manipulation destinée à polariser le débat et à renforcer l’image d’un élu présenté comme victime courageuse face à la rébellion CRP, pour mieux s’attirer les projecteurs. Dans un contexte marqué par les rivalités et la situation sécuritaire fragile de l’Ituri, cette accusation apparaît davantage comme une stratégie politique.
En plaçant ses adversaires sous suspicion sans preuves, Daniel Uyewa et sa Dynamique les exposent à l’opinion et tentent de les affaiblir politiquement. L’absence de détails transforme l’affaire en outil de fragilisation plus qu’en menace réelle. La CRP devient ainsi un véritable coup de marketing politique attaché à cette allégation.
Le Caucus des élus nationaux de l’Ituri avait annoncé vouloir saisir le Bureau de l’Assemblée nationale et le Comité des sages pour clarifier ces accusations. Mais aucune suite n’a été donnée. Les parlementaires restent dans l’attente, tandis que l’image de la représentation iturienne continue de se détériorer. C'est l'Ituri qui perd !
NE.
