Cette ouverture, annoncée par Xi Jinping lors du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine en février 2026, s’inscrit dans une stratégie plus large de Pékin, celle de renforcer ses liens économiques avec l’Afrique et promouvoir un «destin partagé». Déjà en 2024, au Forum sur la coopération sino-africaine, la Chine avait promis d’élargir unilatéralement l’accès à son marché pour les exportations africaines.
Pour Pékin, l’initiative est autant un geste diplomatique qu’un levier de développement. Xi Jinping a rappelé que depuis 70 ans, Chine et Afrique avancent «côte à côte en bravant vents et tempêtes». Le message est clair : la coopération économique est présentée comme un pilier de la modernisation conjointe.
Premiers bénéficiaires
L’Éthiopie, le Bénin, le Congo-Brazzaville, le Libéria, la Gambie et le Burundi figurent parmi les premiers pays à profiter de ces facilités. Ils exportent déjà des produits agricoles de qualité vers le marché chinois, y trouvant une valeur ajoutée dans leurs stratégies commerciales.
Une exception notable
Eswatini reste en marge de cette dynamique. Son refus d’adhérer au principe d’une seule Chine et son rapprochement avec Taïwan le privent de ces avantages tarifaires. Pékin envoie ainsi un signal politique autant qu’économique : l’accès privilégié au marché chinois est conditionné à la reconnaissance diplomatique.
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