Dans un contexte marqué par la progression de la maladie, les autorités insistent sur la responsabilité collective. Mais au-delà des chiffres, c’est la désinformation qui inquiète. Les réseaux sociaux amplifient les rumeurs, alimentent la méfiance et compliquent la riposte. Roger Kamba dénonce ces fausses informations qui fragilisent les communautés et favorisent la propagation du virus.
«Le gouvernement reste déterminé pour la prise en charge de tous les malades d’Ebola qui sont sous traitement dans toutes les zones affectées», a-t-il affirmé.
Selon lui, la situation reste sous contrôle. «Aujourd’hui, nous avons 906 cas suspects et environ 223 décès suspects. Dans nos centres de traitement, nous avons 105 malades. Ce n’est pas un nombre qui peut nous faire dire que l’épidémie est hors contrôle», a-t-il expliqué.
Face aux inquiétudes relayées en ligne, le ministre appelle à relativiser les données et à éviter la psychose. «Quand on a 105 personnes en traitement, cela peut être pris en charge. Ce n’est pas une situation qui doit nous rendre paranoïaques», a-t-il ajouté.
La désinformation, un ennemi intérieur
Les autorités mettent en garde contre les comportements dangereux que provoque la méfiance. Refus de soins, non-respect des mesures barrières, automédication. Autant de pratiques qui aggravent la situation. La sensibilisation et l’adhésion aux mesures de prévention sont présentées comme des armes essentielles pour freiner la propagation.
Une riposte sous pression
Alors que plusieurs provinces sont touchées, la mobilisation se poursuit avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux. Le ministère de la Santé se veut rassurant, mais souligne que la réussite dépend aussi de la coopération de la population.
Dans un environnement marqué par l’insécurité et les tensions humanitaires, la guérison d’un malade à Bunia est une lueur d’espoir. Mais la bataille contre Ebola reste ouverte, et la lutte contre la désinformation apparaît désormais comme un front décisif.
La Rédaction