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EBOLA EN RDC : confiance, écoute et transparence pour lutter contre l’épidémie, les mots d’ordre du directeur général de l’OMS à Bunia

Le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom, a pris la parole lors de la conférence de presse ce samedi à Bunia.

Le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom, a pris la parole lors de la conférence de presse ce samedi à Bunia. Le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom, a pris la parole lors de la conférence de presse ce samedi à Bunia. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom, a atterri ce samedi à Bunia, capitale de l’Ituri, épicentre de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo qui frappe l’est de la République démocratique.

Dès son arrivée ce week-end à Bunia, Tedros Adhanom a rencontré le gouverneur militaire Johnny Luboya Nkashama, les ministres et Patrick Muyaya, ainsi que les équipes de riposte et les partenaires humanitaires. Croix-Rouge congolaise, Africa CDC, UNICEF, PAM… tous mobilisés pour tenter de contenir la flambée. «Je suis venu parce que les populations de l’Ituri, des Kivus et de toute la RDC méritent de savoir qu’elles ne sont pas seules», a-t-il lancé devant la presse.

Dans son speech, le patron de l’OMS a insisté sur la coordination et l’engagement des communautés. «Nous ne sommes pas là pour dire aux gens ce qu’il faut faire. Nous sommes là pour écouter», a-t-il souligné.

Dans un autre message, Tedros Adhanom a ajouté : «Durant mon séjour, je vais rencontrer plusieurs couches aujourd’hui et demain. Nous devons renforcer la confiance et construire cette confiance prend du temps».

Le virus Bundibugyo, identifié pour la première fois en Ouganda en 2007, ne dispose d’aucun vaccin ni traitement homologué. Tedros Adhanom a rappelé que des soins médicaux appropriés permettent de survivre et que des essais cliniques sont en cours.

Le DG de l’OMS a dénoncé les restrictions imposées par certains pays, déclarant que «Tous ceux qui ont fermé leurs frontières, ces mesures ne contribuent pas à contenir l’épidémie d’Ebola». Selon lui, elles compliquent la riposte et «découragent la transparence qui sauve des vies».

La veille, à Kinshasa, le chef de l'OMS avait rencontré la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui s’est engagée à renforcer durablement le système de santé grâce aux investissements réalisés pendant cette riposte. «Cette histoire me donne une vraie confiance», a-t-il affirmé, en référence aux seize épidémies précédentes, toutes maîtrisées.

NE.