Selon les autorités sanitaires, 121 cas confirmés ont été enregistrés, dont 17 décès. Le cumul des cas suspects atteint 1 077. Rien que pour la journée du 26 mai, 16 nouveaux cas ont été signalés, tous en Ituri. Trois provinces sont désormais touchées et 13 zones de santé concernées.
Face à cette situation, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé ce mercredi un appel urgent à un cessez-le-feu immédiat dans l’est de la RDC. Selon lui, les combats en cours rendent impossible la maîtrise de l’épidémie.
«L’est de la République démocratique du Congo est désormais confronté à une collision catastrophique de maladie et de conflit, l’épidémie Ebola dans la province d’Ituri dépassant la réponse», a-t-il déclaré sur son compte X, avant son déplacement prévu en RDC.
Il a ajouté que les affrontements provoquent des déplacements massifs de population, favorisant la promiscuité dans des camps surpeuplés et coupant les corridors de confinement essentiels. Les attaques contre les structures de santé compliquent le suivi des cas et de leurs contacts.
«Nous ne pouvons pas instaurer la confiance au sein de la communauté ni isoler les malades pendant que des bombes tombent», a insisté Tedros, exhortant les parties belligérantes à convenir d’un cessez-le-feu immédiat.
La souche Bundibugyo, identifiée dans cette épidémie, ne dispose ni de vaccin ni de traitement homologué. Cette réalité accentue la gravité de la crise et souligne l’urgence d’une mobilisation internationale pour soutenir les équipes médicales et sécuriser les zones affectées.
Nicolas L.