«Nous constatons avec regret des affectations d’individus venus des groupes armés qui sèment terreur et désolation dans notre province», écrivent-elles. La dernière vague de notifications, «moins d’un mois» auparavant, concerne des ex-combattants de la CRP. Leur installation dans des bureaux stratégiques de Mahagi est jugée «inadmissible». Les Forces Vives y voient un agenda obscur, une tentative de mainmise sur les guichets et barrières de péage.
La société civile rappelle les propos du porte-parole des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, qui avait alerté sur une menace de déstabilisation orchestrée par la CRP à partir de Mahagi, avec la complicité de certaines notabilités locales. Objectif supposé des rebelles, contrôler les flux économiques, détourner les richesses et couper les ravitaillements. «Nous disons non à la déstabilisation», martèle la correspondance.
Les Forces Vives de Mahagi se posent en rempart citoyen. Elles assurent travailler aux côtés du gouvernement congolais et promettent de dénoncer tout cas suspect. Leur exigence est claire: le retrait immédiat des notifications. À défaut, elles demandent que ces individus soient affectés à Bunia, où leur surveillance serait plus aisée pour les autorités provinciales.
«Tout en fustigeant cette importance que votre régie accorde aux antivaleurs au détriment de la jeunesse iturienne docile», conclut la société civile dans sa lettre au Directeur Général de la DGRPI à Bunia, qui voit dans cette décision une menace directe contre la paix fragile en Ituri.
La Rédaction


