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RDC : l’Hon. Paul Babangu s’oppose au statu quo qui profite aux prédateurs, «la Constitution en vigueur c’est un arbre qui cache la forêt», affirme le député réélu de l’Ituri

Le député national réélu de l'Ituri et PCA de la CNSS, Me Paul Babangu 

Le député national réélu de l’Ituri et président du Conseil d’administration de la CNSS, Paul Babangu, hausse le ton. Pour lui, le débat sur la Constitution ne doit jamais être un tabou. «Figer nos textes fondamentaux reviendrait à assujettir la Nation et à bloquer son évolution face aux défis actuels», affirme-t-il avec force.

L'honorable Paul Babangu rappelle que les articles 4 et 5 de la Constitution consacrent la souveraineté nationale appartenant au peuple et rappellent que le pluralisme politique est un droit inaliénable. Delà, «discuter de notre loi suprême est donc un exercice démocratique légitime», insiste-t-il, balayant toute suspicion de manœuvre pour un troisième mandat au président Félix Tshisekedi.

«L’objectif n’est pas d’opérer un forcing pour un troisième mandat ou de violer le principe sacré de l’alternance démocratique. Il s’agit plutôt d’évaluer sereinement notre architecture institutionnelle pour l’adapter à nos réalités», recadre-t-il.

Sans détour, le député de l’Ituri dénonce le statu quo qui, selon lui, profite d’abord et largement aux prédateurs de la souveraineté nationale. «Pour les pays agresseurs et leurs supplétifs, cette Constitution textuelle sert de bouclier, un arbre qui cache la forêt de leurs ambitions hégémoniques au détriment du bien-être de notre peuple», accuse-t-il.

Paul Babangu cite par exemple le groupe terroriste ADF-MTN, qui s’oppose farouchement à tout projet de changement constitutionnel, ce qui n'est pas un hasard, indique cet élu de l'Ituri. «Maintenir nos institutions dans leur fragilité actuelle fait l’affaire des forces négatives», explique-t-il. Pour lui, refuser catégoriquement d’interroger l’efficacité des textes face à l’insécurité revient, consciemment ou non, à faire le jeu de ceux qui agressent la Nation.

Sans aller par dos de la cuillère, dans un  message tranchant pour la cause supérieure de la République, «choisir le changement, c’est choisir de réarmer juridiquement l’État pour protéger son peuple», souligne l'honorable Paul Babangu. 

Ici, il appelle à un courage politique et à une lucidité historique. Pour lui, la réforme constitutionnelle n’est pas une option mais une nécessité vitale. «L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront préféré l’immobilisme au détriment de la survie de la Nation», avertit-il.

Germain Aboki