ÉDITORIAL : l'Ituri et la mascarade de ses faux exilés politiques !

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ÉDITORIAL : l'Ituri et la mascarade de ses faux exilés politiques !

M. Thomas Lubanga, Chef de la rébellion CRP

L’Ituri est une province où les mots sont souvent détournés de leur sens pour servir des agendas personnels. Certains ressortissants partis en Ouganda continuent de se présenter comme des «exilés politiques», mais leur trajectoire démontre une réalité bien différente.

Ces hommes n’ont pas fui pour chercher protection. Ils ont fondé la rébellion Convention pour la Révolution Populaire (CRP), sous la direction de Thomas Lubanga, et se sont engagés dans un projet militaire visant à déstabiliser la République démocratique du Congo.

Exil et rébellion, quelle différence ?

Un véritable exilé politique est un civil en quête de refuge, contraint de quitter son pays pour échapper à la persécution. Il ne prend pas les armes, il ne recrute pas, il ne planifie pas de guerre.

Les Ituriens de la CRP, eux, ont choisi la voie de la confrontation. Ils se sont organisés en groupe armé, mobilisant des partisans et transformant leur départ en une stratégie militaire. Leur action relève de la guerre, pas de la politique.

Une imposture dangereuse

Il serait dangereux que l’on cherche à tromper le nouveau gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo. Les prétendus «exilés politiques» ne sont en réalité que des rebelles.

Les présenter comme des victimes politiques est une manœuvre visant à légitimer leur action armée. Le gouverneur militaire doit refuser cette lecture biaisée et maintenir une ligne claire, celle de reconnaître ces acteurs pour ce qu’ils sont, des fauteurs de guerre, des traîtres qui doivent répondre de leurs actes devant la justice.

Le plan avorté de coalition

Leur projet allait bien au-delà de la création de la CRP. Ces faux exilés politiques avaient pour ambition de déstabiliser complètement l’Ituri en formant une coalition avec les groupes armés locaux, notamment la CODECO, dont les attaques alimentent l’insécurité dans la province.

Ce plan, s’il avait abouti, aurait placé l’Ituri sous leur contrôle avant de tendre la main à la coalition AFC/M23, soutenue par le Rwanda, pour élargir la déstabilisation à l’ensemble de la République démocratique du Congo.

Le refus des groupes armés locaux de se coaliser avec la CRP de Thomas Lubanga a sauvé la province d’un bain de sang imminent. Sans ce refus, l’Ituri aurait pu basculer dans une spirale incontrôlable, ouvrant la voie à une guerre régionale.

Une ligne de clarté indispensable

La distinction doit être affirmée sans ambiguïté. Les véritables exilés politiques sont des civils en quête de protection. Les membres de la CRP sont des rebelles, des fauteurs de guerre, qui devraient répondre de leurs actes devant la justice. Persister à les appeler «exilés» revient à légitimer une imposture et à fragiliser la stabilité de l’Ituri.

Germain Aboki