La lutte contre Ebola en Ituri traverse une zone de turbulences. Les agents de la riposte Maladie à Virus Ebola brandissent la menace d’une suspension totale des activités si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les 24 heures.
Dans un mémorandum transmis ce dimanche 5 juillet au gouverneur militaire, le général-major Gaby Kasongo, avec copies adressées aux partenaires et à la coordination de la riposte, ils tirent la sonnette d’alarme.
«Zéro franc reçu depuis le début», d'après eux, c’est la principale colère. Ces agents affirment n’avoir touché aucune prime depuis leur déploiement. Pour eux, le barème actuel est une «insulte» au regard du risque qu’ils prennent chaque jour face au virus.
À cela s’ajoutent d’autres griefs : manque de moyens logistiques, climat tendu avec les équipes venues de Kinshasa et sentiment d’être marginalisés au profit d’une main-d’œuvre «importée».
Un ultimatum de 24 heures
Les signataires exigent cinq mesures immédiates :
1. Paiement immédiat de tous les arriérés sous 24 heures;
2. Revalorisation de la prime journalière à 76 USD, sans IPR;
3. Respect des équipes et autorités locales;
4. Recrutement prioritaire des Ituriens;
5. Dotation en moyens logistiques suffisants.
Ils rappellent que ces retards plombent leurs conditions de vie et celles de leurs familles, et appellent le gouverneur militaire à s’impliquer personnellement dans le dossier.
Pour l’instant, ni le gouvernorat, ni la division provinciale de la santé, ni la coordination de la riposte n’ont réagi officiellement. À suivre.
