Les échanges ont mis en lumière plusieurs préoccupations, notamment la nécessité d’interventions rapides des équipes d’Enterrement digne et sécurisé (EDS), les causes de la mortalité élevée, la forte concentration de la population et l’importance d’une consultation précoce dans les structures de santé afin de réduire le nombre de décès.
À l’issue des séances, les participants ont affirmé mieux comprendre les modes de transmission du virus, les mesures de prévention et l’importance de consulter rapidement un centre de santé dès l’apparition des premiers symptômes. Ils se sont engagés à relayer ces messages au sein de leurs communautés.
Les leaders communautaires ont également dénoncé l’insuffisance des équipes EDS sur le terrain, qu’ils considèrent comme un défi majeur. Ils recommandent la formation de jeunes de la communauté aux pratiques d’inhumation sûre et digne, sous la supervision des autorités sanitaires.
En clôture de la rencontre, les leaders de la société civile ont pris l’engagement de devenir des relais actifs de la riposte. Ils promettent d’intensifier la sensibilisation, d’encourager le recours précoce aux structures de santé, de signaler sans délai tout cas suspect, de favoriser l’acceptation des équipes EDS et de lutter contre les rumeurs et la désinformation.
Ils ont réaffirmé leur volonté de travailler aux côtés de l’Institut national de santé publique (INSP) et des équipes de la riposte pour mettre fin à la transmission du virus Ebola.
Germain Aboki