Le Guichet Unique de Délivrance du Permis de Construire, GUPEC, tire la sonnette d’alarme en Ituri. L’institution rappelle que nul ne peut lancer des travaux sans avoir au préalable obtenu son autorisation.
C’est le directeur provincial, l’Ingénieur Godefroid Tikima, qui l’a martelé vendredi 24 juillet au cours d’un briefing avec la presse locale.
D’après lui, la loi congolaise rend le permis de construire obligatoire pour tout projet de bâtiment sur l’ensemble du territoire, une obligation légale pour tous, sauf pour les ouvrages classés «secret-défense».
Pour déposer sa demande, le promoteur doit fournir deux volets, a-t-il expliqué :
1. Volet administratif : contrat de bail ou certificat d’enregistrement auprès des Affaires foncières.
2. Volet technique : les plans de construction en 3 exemplaires.
Sanctions à la clé
Le patron du GUPEC Ituri prévient que construire ou finir une maison sans ce document expose à des poursuites.
Par ailleurs, il met en garde contre les agents qui réclament de l’argent en dehors du circuit officiel. «Tout percepteur illégal des frais du GUPEC sera sanctionné conformément à la loi», a-t-il souligné.
Appel à l’anticipation
Avant de couler la première dalle, le GUPEC invite tous les porteurs de projets à passer d’abord par ses services, dans l’objectif de respecter la loi et éviter les ennuis.
Pour rappel, le GUPEC est un service public rattaché au ministère de l’Urbanisme et Habitat. Sa mission est de moderniser la gestion des villes, d’alléger les démarches pour obtenir un permis et de mettre fin aux constructions anarchiques à travers le pays.
Jeremiah UPAR
