ITURI - URGENT : à l'hôpital de Rwampara, les agents de la riposte Ebola suspendent leurs activités pour réclamer leurs primes !

Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

ITURI - URGENT : à l'hôpital de Rwampara, les agents de la riposte Ebola suspendent leurs activités pour réclamer leurs primes !


La lutte contre la maladie à virus Ebola en Ituri traverse une nouvelle zone de turbulences. Après avoir lancé ce dimanche un ultimatum de 24 heures aux autorités compétentes et aux partenaires de la riposte, des agents engagés dans la lutte contre l'épidémie sont passés à l'action. Ce lundi, des prestataires de santé de l'hôpital de Rwampara, situé près de Bunia, ont entamé une grève pour réclamer le paiement de leurs primes.

Cette montée de la tension intervient alors que les autorités congolaises et les partenaires internationaux annoncent depuis plusieurs semaines d'importants financements destinés à soutenir la riposte contre Ebola. Le décalage entre ces annonces et les revendications des équipes de terrain soulève des interrogations sur la gestion et l'acheminement des ressources destinées à la réponse sanitaire.

De l'ultimatum à la grève ?

Dimanche 5 juillet, des agents de la riposte avaient adressé un mémorandum au gouverneur militaire de l'Ituri, le général-major Gaby Kasongo, avec copies à la coordination de la riposte ainsi qu'aux partenaires techniques et financiers.

Dans ce document, ils dénonçaient le non-paiement de leurs primes depuis le début de leur déploiement, affirmant n'avoir rien  reçu depuis le début. Ils accordaient un délai de 24 heures aux autorités pour répondre à leurs revendications, faute de quoi ils menaçaient de suspendre toutes les activités liées à la riposte.

Moins de vingt-quatre heures plus tard, la menace s'est matérialisée à l'hôpital de Rwampara, où des prestataires ont effectivement déclenché un mouvement de grève, apprend NouvelEchoRdc. 

Les agents réclament le paiement immédiat de tous les arriérés, une revalorisation de la prime journalière à 76 dollars américains, sans retenue de l'Impôt professionnel sur les rémunérations (IPR), davantage de moyens logistiques, un meilleur respect des équipes locales ainsi qu'un recrutement prioritaire des professionnels originaires de l'Ituri.

Ils dénoncent également des relations tendues avec certaines équipes venues de Kinshasa et estiment que les ressources humaines locales sont insuffisamment prises en compte dans le dispositif de riposte.

Selon les signataires du mémorandum d'hier, les retards de paiement compromettent non seulement leurs conditions de travail, mais aussi la subsistance de leurs familles.

Une riposte fragilisée ?

Cette grève intervient à un moment où chaque interruption des activités peut peser sur la maîtrise de l'épidémie. Les équipes de la riposte assurent des missions essentielles, dont la détection des cas, suivi des contacts, prise en charge des patients, prévention et contrôle des infections, sensibilisation des communautés.

Toute perturbation prolongée pourrait ralentir ces opérations et compliquer davantage les efforts visant à contenir la propagation du virus. La situation soulève également des inquiétudes concernant la continuité des soins dans les structures de traitement. 

La Rédaction