NORD-KIVU : l’AFC/M23 étend son contrôle sur la gestion des écoles dans le sud de Lubero

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NORD-KIVU : l’AFC/M23 étend son contrôle sur la gestion des écoles dans le sud de Lubero

La rébellion de l’AFC/M23 poursuit l’organisation des structures administratives dans les territoires qu’elle contrôle au Nord-Kivu. Selon plusieurs responsables d’établissements scolaires, le mouvement a annoncé de nouvelles mesures visant à encadrer la gestion administrative et financière des écoles situées dans le sud du territoire de Lubero, une initiative qui suscite des préoccupations au sein de la communauté éducative.

Réunis le 6 juillet à Kirumba, des chefs d’établissements affirment avoir reçu des instructions portant sur le fonctionnement des écoles à partir de la prochaine année scolaire. D’après ces responsables, les bulletins scolaires des établissements concernés devront désormais être imprimés à Goma, principal centre administratif de l’AFC/M23. Les frais scolaires seraient également centralisés par l’administration mise en place par la rébellion soutenue par le Rwanda. 

Selon les informations communiquées aux responsables d’écoles, une nouvelle clé de répartition des recettes scolaires est prévue. Elle attribuerait 70 % des fonds aux primes des enseignants, 20 % aux gestionnaires des établissements, 8 % au fonctionnement des écoles et 2 % à l’administration de l’AFC/M23.

Ces mesures interviennent alors que le mouvement rebelle consolide son administration dans plusieurs localités sous son contrôle. Elles traduisent une volonté d’étendre son influence à un secteur clé des services publics, en l’occurrence l’éducation.

Sous couvert d’anonymat, plusieurs chefs d’établissements disent redouter les conséquences de cette nouvelle organisation. Ils craignent notamment une augmentation des frais supportés par les parents d’élèves, ainsi qu’une fragmentation du système éducatif national si des mécanismes de gestion distincts venaient à se multiplier.

Les responsables interrogés s’interrogent également sur l’avenir de la politique de gratuité de l’enseignement primaire public instaurée par le gouvernement de la République démocratique du Congo, alors que les nouvelles dispositions pourraient modifier les modalités de financement des écoles dans les zones concernées.

À ce stade, les autorités congolaises ne se sont pas publiquement prononcées sur ces informations, et l’AFC/M23 n’a pas communiqué officiellement sur les modalités de mise en œuvre de ces mesures. Les informations rapportées proviennent de responsables d’établissements scolaires et de sources locales.

La Rédaction