José Makila s’interroge d’abord sur l’implication directe de Ndayishimiye dans le conflit. Selon lui, il est difficile d’imaginer que celui qui fait partie intégrante du problème puisse en être la solution. Cette critique met en lumière la perception d’une proximité entre Kinshasa et Bujumbura, qui pourrait fragiliser la neutralité du médiateur, à l'en croire.
Il questionne ensuite la concertation préalable entre Félix Tshisekedi et son homologue burundais. Le VPM honoraire José Makila estime que le président congolais n’a pas engagé la République dans une voie jugée dangereuse sans avoir consulté Ndayishimiye. Il demande quel conseil ce dernier aurait donné pour que Félix Tshisekedi persiste dans ses choix politiques.
La légitimité du mandat de médiateur est également remise en cause. Pour José Makila, le président burundais ne peut se prévaloir de son statut à l’Union africaine pour convoquer les acteurs congolais comme bon lui semble. Il rappelle que seul un mandat issu d’une assemblée générale des chefs d’État de l’organisation pourrait lui conférer ce pouvoir.
L’ancien vice-Premier ministre sous Joseph Kabila et aujourd'hui allié de ce dernier, évoque aussi le sort du médiateur togolais Faure Gnassingbé, désigné auparavant dans ce dossier. Il s’interroge sur la manière dont Ndayishimiye a pris le relais et sur la transparence de ce processus.
Enfin, Makila insiste sur le rôle présumé du Burundi dans l’appui militaire à Tshisekedi, estimant que ce soutien rend difficile toute prétention à une médiation impartiale.
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