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ASSEMBLÉE NATIONALE : l’épée de Damoclès plane toujours sur Jacquemain Shabani

Le VPM de l'Intérieur Jacquemain Shabani 

À Kinshasa, l’Assemblée nationale s’apprête à vivre un moment de tension politique. La motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, sera finalement examinée ce mercredi, après avoir été annoncée pour lundi dans l'opinion.

Le texte, déposé le 13 avril par le député Laddy Yangotikala, met en cause la gestion du secteur sécuritaire et celle de l’administration du territoire. Deux domaines jugés sensibles dans un pays où les défis sécuritaires restent persistants, notamment dans l’Est.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale, apprend NouvelEchoRdc des sources proches des élus favorables à l'interpellation du VPM de l'Intérieur.

Les députés veulent obtenir des explications sur la conduite des politiques publiques en matière de sécurité intérieure, c'est ce qu'ils avancent. La plénière devra entendre les arguments de l’auteur de la motion et les réponses du ministre avant de se prononcer par vote.

Au-delà du sort personnel de Jacquemain Shabani, l’affaire fait montre d'une volonté croissante des élus de rappeler les membres du gouvernement à leurs responsabilités. Dans un contexte où la gouvernance sécuritaire est au cœur des préoccupations nationales, cette motion pourrait peser sur l’équilibre politique et sur la crédibilité de l’exécutif dans la foulée.

Il s'agit d'un test grandeur nature pour l’Assemblée nationale, mais aussi pour le VPM de l'Intérieur Jacquemain Shabani, sommé de rendre des comptes sur un secteur vital pour la stabilité du pays. 

Alors que les discussions se multiplient sur son rôle et sa légitimité, l’avenir de Jacquemain Shabani reste suspendu. L’image de l’épée de Damoclès utilisée par notre rédaction illustre mieux la pression constante qui pèse sur lui dans un contexte politique tendu, notamment au sein de l’Union sacrée, plateforme politique au pouvoir dont il est membre.

Sera-t-il sacrifié ou sauvé par les siens, majoritaires à l’Assemblée nationale ? La réponse sera connue ce mercredi, sauf nouveau changement des pesanteurs politiques.

NE.