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| Photo d'illustration |
Une violente incursion attribuée aux rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) a frappé le village Bale, dans le groupement Ebale, chefferie Sasa, à environ 125 kilomètres au nord-ouest du territoire d’Ango.
L’attaque, survenue dans la nuit du 3 au 4 avril, a entraîné l’enlèvement de treize enfants et causé d’importants dégâts matériels, selon plusieurs sources locales et humanitaires.
D’après les alertes lancées par l’ONG Save the Children et la Commission diocésaine Justice et Paix de Dungu, les assaillants ont profité de l’absence des Forces armées, parties en mission à Ango-Centre pour un contrôle biométrique, pour investir le village.
Treize adolescents, dont neuf filles âgées de 10 à 16 ans, ont été emmenés de force vers la brousse. Les rebelles ont également pillé plusieurs habitations et commerces avant de se replier, apprend-on.
Les assaillants ont particulièrement visé le centre de santé de Kpokpo, détruisant la chaîne de froid et plusieurs équipements médicaux essentiels. Des boutiques du village ont aussi été pillées, aggravant une situation déjà précaire dans cette zone enclavée.
En raison du manque de moyens de communication, l’alerte n’a atteint les autorités que 48 heures après les faits, d'après les alertes lancées. À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée, ni du côté de l’armée ni du gouvernement provincial.
La société civile Forces Vives de la chefferie Mopoy dénonce la persistance de l’insécurité et appelle les autorités à renforcer de manière urgente les capacités opérationnelles des FARDC. Elle estime que la frontière avec la République centrafricaine est devenue «un véritable tamis», facilitant les incursions armées.
Les acteurs locaux plaident également pour un renforcement des moyens logistiques et technologiques, notamment en matière de communication, afin de permettre une alerte rapide et une réponse plus efficace face aux menaces.
NE.
