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RDC : après le jugement du TGI de Kinkole, l’affaire Balanganayi relancée en appel !

Le dossier judiciaire impliquant le docteur David Balanganayi connaît un nouveau développement avec l’introduction d’un recours en appel par le ministère public.

Selon des informations concordantes, l’acte d’appel a été déposé le 9 avril 2026 au greffe de la Cour d’appel de Kinshasa/Matete, contestant ainsi le jugement rendu en première instance par le Tribunal de grande instance (TGI) de Kinkole.

À ce stade, la procédure suit son cours normal au sein de l’appareil judiciaire. La fixation de l’affaire est attendue dans les prochains jours, ouvrant la voie à un réexamen complet du dossier par la juridiction d’appel.

En droit pénal congolais, l’appel constitue une voie de recours ordinaire permettant à une juridiction supérieure de rejuger l’affaire en fait et en droit. Cette procédure implique une réévaluation complète des éléments du dossier. En cas de contestation persistante après l’arrêt d’appel, les parties conservent la possibilité de se pourvoir en cassation, une étape au cours de laquelle seule la conformité à la loi est examinée.

Le jugement rendu le 3 avril 2026 par le TGI de Kinkole avait suscité de nombreuses réactions. Le tribunal avait condamné le médecin à une peine de deux mois de prison assortie d’un sursis d’un an. Les qualifications initiales de torture et de captation d’images avaient été écartées, les faits étant requalifiés en coups et blessures volontaires simples.

Sur le plan civil, la juridiction avait accordé à la victime, Dorcas Moya, des dommages et intérêts d’un montant de 3 500 000 francs congolais, à charge de l’État congolais. D’autres demandes introduites dans la procédure avaient connu des issues diverses, certaines étant rejetées et d’autres déclarées recevables et fondées.

Le dossier avait également révélé un écart significatif entre les réquisitions du ministère public et la décision rendue. Le parquet avait requis une peine de dix ans de servitude pénale principale, assortie d’une amende de 25 millions de francs congolais, tandis que la partie civile avait sollicité un dédommagement d’un million de dollars américains.

L’affaire continue de susciter un vif intérêt dans l’opinion publique, alimenté notamment par des débats sur les réseaux sociaux. Certaines réactions ont également porté sur des déclarations du médecin évoquant un soutien au plus haut niveau de l’État, ce qui a relancé les discussions autour de l’indépendance de la justice.

Avec l’ouverture imminente du procès en appel, cette affaire reste donc en cours et loin d’être définitivement tranchée.

La Rédaction