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| M. Patrick Munyanya, Porte-parole du gouvernement & Ministre de la communication et Médias |
Dans un communiqué diffusé par le ministère de la Communication et Médias, le Gouvernement de la République démocratique du Congo informe l’opinion de la mise en œuvre, dès avril 2026, «d’un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers relevant des mécanismes migratoires des États-Unis d’Amérique, dans le cadre de modalités définies conjointement».
Le communiqué précise que cette démarche «est établie dans le respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers sur son territoire», tout en s’inscrivant «dans le cadre de ses engagements internationaux et régionaux en matière de protection des droits des migrants».
Le gouvernement souligne que cette initiative «traduit également l’engagement constant de l’État congolais en faveur de la dignité humaine et de la solidarité internationale». La RDC, déjà marquée par les réalités humanitaires, «demeure attachée aux valeurs d’hospitalité et de responsabilité partagées entre les nations», lit-on.
Selon le communiqué, «la prise en charge logistique et technique du dispositif sera assurée par le Gouvernement américain à travers des structures spécialisées dans les mouvements des personnes à travers le monde». Il est précisé qu’«aucune charge financière ne sera supportée par le Trésor public de la République démocratique du Congo».
Le Gouvernement indique que «les dispositions nécessaires ont été prises, notamment en ce qui concerne les infrastructures d’accueil et les modalités d’encadrement». Les sites retenus se trouvent dans la ville-province de Kinshasa afin de garantir «un suivi administratif, sécuritaire et humanitaire efficace».
Le communiqué insiste : «Ce séjour n’a pas vocation à se transformer en mécanisme d’installation durable sur le territoire national. Aucun transfert automatique n’est prévu et chaque situation fera l’objet d’un examen individuel conformément aux lois de la République et aux exigences de sécurité nationale».
Le Gouvernement rappelle qu’il conserve «la pleine maîtrise des décisions relatives à l’admission sur son territoire, aux conditions de séjour, au contrôle, au retrait du statut temporaire et, le cas échéant, aux mécanismes de retour ou d’éloignement des personnes concernées». Ces décisions s’exercent «dans le respect des garanties juridictionnelles prévues par les lois de la République», poursuit ledit communiqué.
Le ministère de la Communication et Médias souligne que «cette initiative ne constitue ni un mécanisme de relocalisation permanente ni une externalisation de politiques migratoires». Elle s’inscrit «dans un cadre maîtrisé, conduit dans le respect de la souveraineté nationale et des impératifs de sécurité intérieure».
La Rédaction
