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| Photo d'illustration |
Déjà critiquée dans la foulée pour la qualité contestée de ses travaux, l’entreprise Mont Gabaon SARLU se retrouve au cœur d’un nouveau scandale en province de l’Ituri. Selon des sources proches du dossier et des éléments croisés parvenus à NouvelEchoRdc, la société aurait transmis un devis au gouvernorat de l'Ituri le 20 juillet, avant de déployer ses engins dès le lendemain à Mahagi, sans qu’aucun contrat ne soit officiellement signé.
Un accusé de réception du service courrier du cabinet du gouverneur militaire, le général-major Gaby Kasongo, confirme que le document a été enregistré en soirée, en dehors des heures de service.
Pourtant, dès le matin du 21 juillet, Mont Gabaon aurait commencé à installer ses matériels sur le terrain. Cette précipitation est perçue par des voix locales comme une violation flagrante des règles de passation des marchés publics.
Une démarche jugée irrégulière
D'après les sources de NouvelEchoRdc, aucune structure de contrôle des marchés publics en Ituri n’aurait été consultée, alors que la loi impose un avis de non-objection avant tout engagement.
Dans cette perspective, le recours au gré à gré, qui ne peut être justifié qu’en cas d’urgence avérée, ne trouverait ici aucune base légale, poursuivent les mêmes sources. Cette manière de procéder est interprétée comme une tentative de contourner les mécanismes de transparence et de contrôle, ajoutent-elles.
Vers un conflit de compétences et superposition de contrats
L’affaire prend une dimension encore plus critique du fait que l’artère principale de Mahagi, située sur la RN27, déjà attribuée à la société Good News Africa dans le cadre d’un contrat signé avec le gouvernement central. Pour rappel, le gouvernement congolais a validé en mai 2026 un projet de construction et de modernisation de la RN27, longue de 256 kilomètres, reliant Komanda à Bunia puis Mahagi.
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| Avis d'approbation du gouvernement central à Good News Africa |
Ce projet, confié à Good News Africa, représente un investissement de plus de 408 millions de dollars et s’inscrit dans un partenariat public-privé inédit.
Selon les termes du contrat, signé le 12 février 2026 entre la société concessionnaire et l’Office des Routes, puis approuvé par la Première ministre Judith Suminwa, les travaux doivent s’étendre sur quatre ans, suivis de vingt ans d’exploitation et d’entretien.
Des témoignages collectés par notre Rédaction indiquent que l’intervention de Mont Gabaon sur cette même route pourrait entraîner une superposition de contrats, exposant les autorités provinciales à un bras de fer inutile avec Kinshasa.
Des experts soulignent également le risque d’un gaspillage de ressources publiques, voire d’un détournement des fonds, si la province engage des dépenses sur une voirie déjà couverte par un contrat national.
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| Fiche d'approbation du marché conclu avec Good News Africa |
Risques juridiques et réputationnels
La société Good News Africa s’est déjà engagée à redonner à la RN27 sa plus belle allure et à rendre à cette route l’honneur qu’elle mérite. Les travaux attendus devraient constituer une étape décisive dans la modernisation de cet axe stratégique, conformément à la volonté du gouvernement central.
Dans ce contexte, la démarche jugée «irrégulière» de Mont Gabaon pourrait engager la responsabilité pénale des acteurs impliqués. Les procédures de passation des marchés publics étant strictes en RDC, toute tentative de les contourner expose les auteurs à des poursuites judiciaires.
Selon des sources spécialisées en gouvernance publique, cette affaire fait montre d'une gestion opaque et un mépris des règles, renforçant l’image d’une entreprise déjà fragilisée par des polémiques antérieures.
Les manœuvres de Mont Gabaon, telle que décrites par des sources concordantes, est perçue comme un signal préoccupant pour la crédibilité de la société elle-même. Mont Gabaon est désormais appelé à clarifier sa position et à se désengager de cette procédure si son implication venait à être confirmée. NouvelEchoRdc suivra de près l’évolution de ce dossier.
NE.


