La Société Civile du Congo (SOCICO), Coordination territoriale de Mahagi, est sortie du silence ce mardi pour appeler la population au calme et à l'apaisement, alors que des manifestations déclenchées lundi contre le maintien des barrières de la Police de circulation routière (PCR) se sont poursuivies jusqu'à ce mardi, paralysant une grande partie des activités socio-économiques.
Son Coordonnateur territorial, Nestor Mungudjakisa, invite la population à privilégier le calme et la retenue. Dans le message parvenu à NouvelEchoRdc, la SOCICO de Mahagi exhorte également les services de sécurité à exercer leurs missions dans le strict respect des lois de la République, tout en interpellant les forces vives ainsi que les autorités compétentes du territoire de Mahagi à favoriser le dialogue afin de désamorcer les tensions.
La réaction de la SOCICO intervient au lendemain de manifestations marquées par des affrontements, au cours desquels le président du Conseil territorial de la jeunesse de Mahagi a été blessé par balle, selon des sources locales. Les manifestants dénoncent le maintien des postes de contrôle de la PCR aux entrées d'Uguro et de Padang'a, qu'ils considèrent comme une source de perceptions illégales auprès des usagers.
Dans son message, la SOCICO s'est dite profondément indignée par les événements survenus au cours du mouvement citoyen. Son coordonnateur territorial rappele que les manifestations citoyennes constituent l'ultime étape d'un processus de revendication mené par les structures de la société civile, après l'épuisement de toutes les voies de recours pacifiques.
«Les mouvements citoyens doivent épuiser toutes les étapes du processus de revendication avant d'en arriver à la dernière phase, celle de la mobilisation populaire», a fait Nestor Mungudjakisa.
Pour la SOCICO, les événements de Mahagi rappellent la nécessité d'une collaboration étroite entre les autorités publiques et les organisations citoyennes afin de préserver la paix sociale et de promouvoir le développement du territoire.
«L'État et les structures citoyennes doivent collaborer pour consolider la paix et favoriser le développement du pays. Cette collaboration ne doit pas être fondée sur la méfiance ou le mépris des structures de la société civile. Celles-ci demeurent prêtes à élever la voix chaque fois que des actes contraires à la loi sont constatés», a affirmé le Coordonnateur territorial de la SOCICO.
Alors que la tension reste perceptible à Mahagi, l'organisation appelle l'ensemble des parties prenantes à privilégier le dialogue, le respect de la légalité et la responsabilité de chacun afin d'éviter une nouvelle escalade de la violence.
La Rédaction
