Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

BUNIA : l’AFJC sensibilise plus de 300 élèves sur l’hygiène menstruelle et la prévention contre la maladie à virus Ebola

La coordinatrice nationale de l’AFJC, Me Espérance Masika, entourée de quelques élèves sensibilisés à l’hygiène menstruelle et à la prévention contre Ebola à Bunia.


À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée chaque 28 mai, l’Association des femmes juristes du Congo (AFJC) a sensibilisé plus de 300 élèves des complexes scolaires Anuarite 1 et Bankoko à Bunia. Dans une province frappée par une situation sanitaire précaire liée à l’épidémie d’Ebola, l’initiative a voulu rappeler l’importance de distinguer le saignement menstruel des symptômes épidémiologiques.

La coordinatrice nationale de l’AFJC, Me Espérance Masika, a insisté sur l’inclusion des garçons dans cette sensibilisation. «Nous sensibilisons les filles et les garçons sur l’hygiène menstruelle car, plus souvent, les hommes sont avec nous les femmes, et ils sont censés tout connaître dans le but de nous soutenir», a-t-elle déclaré.

Face aux craintes liées à la confusion entre menstruations et signes d’Ebola, Me Masika a tenu à clarifier. «Les règles ne doivent pas être confondues avec Ebola. On peut saigner à l’école, c’est pourquoi les enseignants ainsi que les garçons doivent plutôt nous soutenir, car les règles ne sont pas une maladie mais un fonctionnement naturel du corps d’une femme», a-t-elle souligné.

L’AFJC appelle également à une masculinité positive. Les hommes doivent être des alliés dans la lutte contre les tabous et soutenir les femmes dans la gestion de leur hygiène menstruelle.

Me Masika a encouragé les jeunes filles à parler de leurs règles auprès de leurs proches, hommes ou femmes, afin de bénéficier d’un soutien. «Les règles ne sont pas un tabou», a-t-elle rappelé avec force.

Dans un contexte où Ebola fragilise déjà les communautés de l’Ituri, cette sensibilisation vise à renforcer la compréhension, réduire les stigmatisations et promouvoir une solidarité active entre filles et garçons.

Jeremiah Upar