La situation sanitaire en Ituri devient critique. Les structures d’isolement de Bunia sont désormais saturées. Hôpitaux, centres de santé et cliniques privées affichent complet : aucun lit n’est disponible pour accueillir les nouveaux malades présentant des symptômes d’Ebola. Faute de place, les patients restent dans la communauté, exposant leurs proches et voisins à un risque accru de contamination.
À l’hôpital général de Rwampara, le constat est identique. Les lits d’isolement sont tous occupés. Sur place, des agents de la Croix-Rouge assurent le transport des corps des personnes décédées, mais aucun centre de traitement Ebola n’est encore opérationnel dans la zone.
Cette saturation des infrastructures médicales souligne l’urgence d’un renforcement des capacités locales. Les autorités sanitaires et les partenaires internationaux sont appelés à agir rapidement pour éviter une propagation incontrôlée de la maladie. Les communautés, elles, se retrouvent en première ligne, confrontées à la peur et à l’absence de solutions immédiates.
La province de l’Ituri fait face à une progression inquiétante de l’épidémie d’Ebola. Selon les données disponibles au 21 mai 2026 :
600 cas suspects ont été recensés.
39 cas confirmés en laboratoire.
139 décès suspects liés à la maladie.
6 zones de santé sur les 9 que compte la province sont désormais touchées.
Ces chiffres traduisent une situation sanitaire alarmante, marquée par la saturation des structures médicales et l’absence de centres de traitement opérationnels jusque-là. Les autorités locales et les partenaires humanitaires sont appelés à intensifier la réponse pour contenir la propagation.
La Rédaction
