Dr Tedros Adhanom, directeur général de l’OMS, lors de son arrivée à l’aéroport de Bunia.
Avant même de poser le pied en Ituri, théâtre des violences armées et désormais ravagé par le virus, le patron de l’OMS avait adressé un message de proximité. «Mes frères et sœurs de l’Ituri, je veux que vous sachiez que le monde observe votre courage… nous surmonterons cette épidémie», avait-il affirmé. Des mots simples, directs, qui laissent entendre une promesse de ne pas laisser la province seule face au fléau.
Tedros Adhanom avait notamment insisté sur la coordination. «Personne ne travaille seul. Personne ne travaille à contre-courant. Nous sommes coordonnés, engagés, et nous sommes là», avait-il souligné. Derrière cette déclaration, une volonté déjà affichée, celle de rencontrer les leaders locaux, écouter les communautés, donner corps à une riposte qui ne soit pas seulement technique mais aussi humaine.
Le DG de l’OMS a rappelé que la RDC en est à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola. «Ensemble, vous avez surmonté chacune des précédentes. Ce n’est pas une petite chose. C’est un témoignage de la force et de la résilience de vos communautés», disait-il. Mais cette fois, la souche Bundibugyo change la donne. Contrairement au virus Ebola Zaïre, aucun vaccin ni traitement homologué n’existe. «C’est grave, et vous méritez de l’entendre clairement», a reconnu Tedros, dans un rare exercice de franchise.
La visite du patron de l’OMS en Ituri dépasse le protocole. Elle fait montre d'une solidarité internationale face à une épidémie qui ne connaît pas de frontières. Dans une province où la peur se mêle aux violences, Tedros Adhanom veut donner un visage à l’engagement mondial : celui d’une organisation qui se tient aux côtés des communautés, dans la douleur comme dans la résistance.
La Rédaction