Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

ITURI : la colère de la Société civile Forces vives face aux affectations «suspectes» des ex-combattants «surtout venus de la CRP» au sein de la DGRPI à Mahagi


La Société Civile Forces Vives hausse le ton à Mahagi. Dans une correspondance adressée le 8 mai au Directeur Général de la Direction Générale de Recettes de la Province de l’Ituri (DGRPI), elle dénonce l’affectation de ressortissants issus de la CRP, le groupe armé de Thomas Lubanga, au sein de la régie financière locale. Pour les Forces Vives, c’est un danger pour la stabilité du territoire.

«Nous constatons avec regret des affectations d’individus venus des groupes armés qui sèment terreur et désolation dans notre province», écrivent-elles. La dernière vague de notifications, «moins d’un mois» auparavant, concerne des ex-combattants de la CRP. Leur installation dans des bureaux stratégiques de Mahagi est jugée «inadmissible». Les Forces Vives y voient un agenda obscur, une tentative de mainmise sur les guichets et barrières de péage.

La société civile rappelle les propos du porte-parole des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, qui avait alerté sur une menace de déstabilisation orchestrée par la CRP à partir de Mahagi, avec la complicité de certaines notabilités locales. Objectif supposé des rebelles, contrôler les flux économiques, détourner les richesses et couper les ravitaillements. «Nous disons non à la déstabilisation», martèle la correspondance.

Les Forces Vives de Mahagi se posent en rempart citoyen. Elles assurent travailler aux côtés du gouvernement congolais et promettent de dénoncer tout cas suspect. Leur exigence est claire: le retrait immédiat des notifications. À défaut, elles demandent que ces individus soient affectés à Bunia, où leur surveillance serait plus aisée pour les autorités provinciales.

«Tout en fustigeant cette importance que votre régie accorde aux antivaleurs au détriment de la jeunesse iturienne docile», conclut la société civile dans sa lettre au Directeur Général de la DGRPI à Bunia, qui voit dans cette décision une menace directe contre la paix fragile en Ituri.



La Rédaction