Ticker

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

TSHUAPA : l’ONG YMAE dénonce la violation de la gratuité de l’enseignement des enfants pygmées à Monkoto 2

La situation des enfants des Peuples Autochtones Pygmées dans la province de la Tshuapa suscite une vive indignation. Dans une dénonciation alarmante, l’ONG YMAE Tshuapa accuse certaines autorités éducatives de violer ouvertement les textes légaux garantissant la gratuité de l’enseignement en faveur des enfants pygmées. Malgré les engagements pris au plus haut sommet de l’État, plusieurs familles vulnérables continuent d’être soumises à des paiements jugés illégaux et inhumains.

Selon cette structure, la Loi n°22/030 du 30 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées, les directives de la ministre d’État à l’Éducation Raïssa Malu ainsi que l’arrêté provincial du gouverneur de la Tshuapa fixant les frais scolaires 2025-2026, garantissent pourtant la gratuité de l’enseignement à tous les niveaux pour les enfants concernés. Mais sur le terrain, notamment à Monkoto 2, ces mesures semblent volontairement ignorées par certains responsables scolaires qui imposent des frais de 95.000 FC pour les épreuves hors-session de l’Examen d’État.

Pour l’ONG YMAE Tshuapa, cette situation traduit une grave injustice sociale à l’égard d’une communauté déjà confrontée à de nombreuses difficultés d’accès à l’éducation. L’organisation dénonce une “mise en cause délibérée” des droits des enfants pygmées, dont plusieurs poursuivent leurs études dans des conditions extrêmement précaires. Ce dossier met une nouvelle fois en lumière le décalage inquiétant entre les décisions officielles prises par les autorités et leur application effective sur le terrain.

Face à cette situation, l’ONG YMAE Tshuapa appelle à l’implication urgente de la ministre d’État Raïssa Malu, de l’Inspection générale ainsi que du Secrétariat général de l’éducation afin de mettre fin à ce qu’elle considère comme une dérive administrative intolérable. L’organisation redoute déjà que ces mêmes élèves soient à nouveau confrontés à d’autres exigences financières lors de la session ordinaire, au risque de voir plusieurs enfants pygmées abandonner définitivement le chemin de l’école.

Blaise-Pascal Bonduku