La Coalition Citoyenne pour la Protection de la Constitution (C220) hausse le ton. Réunie à Kinshasa, elle dénonce ce qu’elle appelle des «initiatives opaques visant le changement de la Loi fondamentale, menées sous menace, chantage et sans donner les motifs réels».
Dans une déclaration publiée le 2 juin, la C220 rappelle que «la Constitution du 18 février 2006 est issue du référendum populaire et constitue le socle de notre unité nationale et de notre démocratie». Pour ses membres, le danger est clair : «Disons NON au changement de la Constitution. Le problème connu et toujours déploré est celui de la gouvernance des hommes».
Le collectif accuse certains acteurs politiques et religieux de «banaliser la destruction des verrous constitutionnels» et dénonce des «méthodes mafieuses de consultation qui violent la loi et l’éthique démocratique».
La coalition exhorte les parlementaires congolais à «épargner le pays des désagréments d’un projet qui conduirait vers l’effondrement des institutions et une grave atteinte à la survie de la Nation». Elle exige des explications claires sur les motivations réelles de cette campagne : régime politique, forme de l’État, durée du mandat présidentiel.
Au cœur de son appel, une mobilisation citoyenne pacifique. «Appelons le peuple congolais à la vigilance et à la mobilisation citoyenne pacifique, conformément à l’article 64 de la Constitution», lit-on dans la déclaration. La C220 prend à témoin la communauté nationale et internationale et annonce la mise en place d’une coalition élargie de la société civile pour barrer la route à toute tentative de modification ou de changement.
Enfin, le message s’adresse directement au chef de l’État. «Exhortons le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à éviter de plonger le pays dans une crise institutionnelle aux conséquences imprévisibles mais certaines sur tous les plans», déclare la C220.
La Coalition C220 invite désormais toutes les organisations et personnalités à signer en ligne : https://form.jotform.com/261525300309548 sa déclaration et à rejoindre la lutte pour la défense de la Constitution en vigueur.
La Rédaction
