Un an après la signature de l’Accord de paix de Washington, le Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole, estime que les efforts diplomatiques engagés à l’international demeurent insuffisants pour ramener une paix durable en République démocratique du Congo.
Intervenant à l’occasion du premier anniversaire de cet accord, le prélat a souligné que, malgré les engagements pris à Washington et à Doha, la situation sécuritaire reste préoccupante sur le terrain.
«Malgré les accords de Washington et de Doha, sur le terrain, on continue à compter les morts. Donc cet accord peut contribuer à la paix, mais il ne suffit pas à lui seul», a déclaré Mgr Donatien Nshole.
Pour le Secrétaire général de la CENCO, la réussite du processus de paix dépend avant tout de l’implication des Congolais eux-mêmes. Il appelle les acteurs politiques, les groupes armés, les institutions et l’ensemble de la population à s’engager dans une véritable dynamique nationale de réconciliation et de dialogue.
«Il faudra que les Congolais y mettent aussi du leur. Qu’ils fassent aussi leur part, et c’est là le sens de l’appel des évêques», a-t-il insisté.
Selon lui, les initiatives diplomatiques internationales ne produiront leurs effets que si elles sont accompagnées d'une volonté politique et citoyenne à l'intérieur du pays. Sans cette appropriation nationale, les accords risquent de rester sans impact concret sur la sécurité des populations.
«Tant que les accords de Washington et de Doha ne seront pas complétés par une dynamique interne qui travaillerait dans le même esprit, on n’aura pas de paix», a conclu Mgr Donatien Nshole.
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