Une coalition de partis et mouvements de l’opposition congolaise a appelé à une nouvelle mobilisation populaire le 12 juin prochain devant le Palais du Peuple à Kinshasa, dans le cadre de son opposition au projet de révision constitutionnelle porté par le pouvoir.
Réunis au sein de la plateforme C64, plusieurs leaders politiques de l'opposition dont Martin Fayulu, ont invité leurs militants et sympathisants à observer un sit-in devant le siège du Parlement afin d’exiger le retrait de la «loi référendaire». Selon eux, toute initiative visant à modifier la Constitution actuelle constitue une menace pour l’ordre institutionnel et démocratique du pays.
Lors d’une réunion tenue à Kinshasa, les responsables de la coalition ont également annoncé leur intention de déposer une plainte contre le président Félix Tshisekedi. Cette démarche judiciaire devrait être engagée le 9 juin, selon les organisateurs.
L’opposant Delly Sesanga a justifié cette initiative en dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel établi.
«Le changement de la Constitution est un crime imprescriptible contre la Nation, un acte de haute trahison et une violation grave du serment constitutionnel», a déclaré M. Sesanga, affirmant que la plainte visera à faire reconnaître ce qu’il qualifie de «coup d’État constitutionnel».
Depuis plusieurs mois, le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution alimente les tensions entre le pouvoir et l’opposition en République démocratique du Congo. Les adversaires du projet accusent le régime en place de vouloir modifier les règles du jeu politique à des fins partisanes, tandis que les partisans de ce changement soutiennent qu’une adaptation du texte fondamental pourrait répondre à certaines réalités institutionnelles du pays.
À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement aux nouvelles annonces de l’opposition. La manifestation prévue le 12 juin devrait constituer un nouveau test politique dans un contexte marqué par des divergences croissantes sur l’avenir des institutions congolaises et sur les conditions d’une éventuelle réforme constitutionnelle. Qui vivra, verra.
La Rédaction
