C'est dans cette perspective que le samedi 18 juillet, les agents affectés aux Points de contrôle de Manje et Nyamusasi, dans le secteur des Bahema-Sud, en territoire d’Irumu, ont bénéficié d’une formation intensive sur la riposte contre Ebola. Organisée par le PNHF en partenariat avec Jhpiego, cette session visait à renforcer les capacités des prestataires en matière de surveillance sanitaire aux points d’entrée.
Durant cet atelier, les participants ont été formés sur le contrôle sanitaire aux frontières, la prévention et le contrôle des infections, la surveillance épidémiologique, la communication des risques et la gestion des données.
Autant de compétences essentielles pour améliorer la détection et la remontée des alertes sur l’axe Kasenyi - Tchomia, longtemps resté en marge des formations depuis le début de l’épidémie. Les bénéficiaires ont salué cette initiative, estimant qu’elle leur permettra d’assurer plus efficacement leur mission de surveillance sanitaire.
Pour le Dr Kasonga, facilitateur de la formation, la riposte ne peut réussir sans l’adhésion des communautés. Il a exhorté la population à reconnaître la réalité de la maladie et à coopérer avec les agents postés aux Points d’entrée. À l'en croire, seule une mobilisation collective permettra de freiner la propagation du virus en province de l'Ituri, déjà fragilisée par des crises récurrentes.
Depuis le début de l'épidémie, le PNHF-Ituri consolide son rôle de pilier dans la lutte contre Ebola, en renforçant en particulier les compétences locales de ses agents. Ses actions coordonnées, notamment avec différents partenaires dans cette bataille, traduisent sans doute une volonté de protéger la population du danger sanitaire, de sécuriser les frontières et d’endiguer la propagation du virus.
Germain Aboki