Les prestataires engagés dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola dans la zone de santé de Rwampara ont remis ce mardi 14 juillet un mémo à l’Inspecteur général de la santé, délégué par le ministre de la Santé publique et Prévoyance sociale.
Dans ce document, consulté par NouvelEchoRdc, ils dénoncent le fait que certains agents ont été payés, tandis que d’autres ne le sont toujours pas, créant une situation de paiement partiel.
Selon leur correspondance, «c’est depuis le vendredi 10 juillet 2026 que certains de nos collègues prestataires dans la riposte à la MVE, 17ᵉ épidémie, ont reçu un transfert par mobile money. Mais ce paiement partiel a été effectué sans aucun détail concernant le nombre de jours rémunérés ni le taux journalier appliqué». Une situation jugée opaque, qui alimente la frustration au sein des équipes de terrain.
Les agents demandent l’implication directe du ministre de la Santé dans le suivi des recommandations formulées lors de son récent séjour à Bunia, notamment après les échanges tenus avec leurs collègues de la riposte à l’Executive Lodge le 9 juillet.
Ils insistent sur la nécessité de communiquer officiellement le taux journalier ajusté et de l’appliquer, afin de clarifier les paiements déjà effectués et de régulariser ceux qui restent dus.
Dans leur correspondance, les prestataires préviennent : «À défaut d’une suite favorable, nous serons dans l’obligation de ne pas continuer à travailler dans cette opacité que la coordination crée à tous les niveaux».
Une mise en garde qui souligne la tension croissante entre les équipes de santé et les autorités, alors que la confiance est visiblement fragilisée par la gestion des rémunérations.
La Rédaction
