![]() |
Un homme passe devant des tentes saccagées par des manifestants près d'un centre de transit situé à Beni, le 27 décembre 2018. © ALEXIS HUGUET / AFP |
Les violences visant les structures sanitaires et les équipes de riposte contre l’épidémie d’Ebola se sont intensifiées dans la province de l’Ituri. Dans la nuit du mardi 30 juin au mercredi 1er juillet 2026, le centre de santé de référence Juhudi ainsi que le centre de traitement Ebola (CTE) de PK51, situé en territoire de Mambasa sur la route d’Isiro, ont été incendiés par des individus encore.
Ces derniers réclamaient la restitution des corps de deux patients décédés de la maladie et se sont opposés à leur enterrement sécurisé, apprend-on.
Selon des sources locales, l’attaque a coûté la vie à deux personnes, dont un policier brûlé vif et un civil abattu lors de l’intervention des forces de l’ordre. Deux médecins, eux-mêmes infectés par le virus alors qu’ils tentaient de sauver des vies, étaient hospitalisés dans le CTE au moment de l’incendie. Leur sort reste incertain.
Ces personnes auraient emporté les corps des malades vers une destination inconnue, exposant ainsi la communauté à un risque élevé de contamination, d'après les mêmes sources.
Le même jour, un autre incident a été signalé sur la route Kasenyi, en territoire d’Irumu. Le poste de contrôle de lavage des mains de Manje a été saccagé par un groupe de jeunes qui célébraient la fête du 30 juin au bord du lac Albert.
Ces attaques compromettent gravement les efforts de lutte contre Ebola et mettent en danger la population locale. Les autorités sanitaires et sécuritaires redoutent une propagation accrue du virus si les pratiques de prévention et les enterrements sécurisés continuent d’être rejetés par certaines communautés.
La Rédaction
