L’Union nationale des travailleurs du Congo (UNTC) a enregistré une avancée significative dans le contentieux relatif à son siège national lors de la descente effectuée le 23 juillet 2026 au Bureau de conservation des titres immobiliers de Kinshasa-Gombe. Les conclusions présentées par l’expert foncier chargé de l’examen du dossier ont renforcé la position défendue par la centrale syndicale sur la propriété du bâtiment litigieux.
Des titres corroborés
Au cours de cette opération, l’expert foncier a retracé l’historique de la parcelle à partir des archives administratives et des documents de propriété versés au dossier. Ses constatations ont établi une occupation continue du site par l’UNTC depuis plusieurs décennies, tout en mettant en évidence la régularité et l’authenticité des titres fonciers détenus par l’organisation.
Les avocats de l’UNTC ont, à leur tour, consolidé cette démonstration en produisant des éléments juridiques et administratifs cohérents avec les conclusions de l’expertise. Cette convergence entre les preuves documentaires et les constatations techniques a davantage renforcé la position de la centrale syndicale dans ce litige foncier.
Une revendication fragilisée
Face à ces éléments, la partie adverse a éprouvé des difficultés à étayer ses prétentions lors de la confrontation organisée sur le site concerné. Les échanges intervenus au cours de cette étape de la procédure ont mis en lumière plusieurs interrogations sur la consistance des droits revendiqués, alors que les documents présentés par l’UNTC semblaient s’appuyer sur une base historique et administrative plus solide.
Ce dossier intervient dans un contexte marqué par les tensions ayant entouré la gestion du patrimoine immobilier de l’UNTC à la suite de l’exclusion de son ancien président, Modeste Amédée Ndongala. Selon les instances dirigeantes de la centrale syndicale, cette décision faisait suite à de graves dysfonctionnements de gestion ainsi qu’à des accusations de mauvaise gouvernance et d’irrégularités dans l’administration du patrimoine de l’organisation.
Alors que l’affaire a été renvoyée au 30 juillet prochain pour la poursuite des plaidoiries, les conclusions de l’expertise foncière apparaissent comme un élément majeur susceptible d’influencer l’issue de cette procédure concernant l’un des patrimoines les plus importants de la centrale syndicale.
Blaise-Pascal Bonduku



