La mission d’évaluation de la riposte Ebola entamée le 23 juillet 2026 dans l’espace Grande Orientale par la Première Ministre et Cheffe du Gouvernement Judith Suminwa Tuluka s’est poursuivie en Ituri, à Bunia, épicentre de l’épidémie. Objectif, évaluer les dispositifs de lutte, soutenir les familles affectées et encourager les équipes mobilisées.
Durant son séjour, Judith Suminwa a tenu des réunions avec le Comité provincial de sécurité, les responsables sanitaires et les partenaires nationaux et internationaux. Elle a supervisé l’évaluation des dispositifs de dépistage, de traitement et de prise en charge des malades, identifié les défis liés à l’insécurité et aux déplacements de populations, et suivi l’utilisation des cinquante millions de dollars américains débloqués par le Gouvernement pour renforcer la riposte.
«J’avais dit que je ne peux pas aller à Kisangani sans arriver à Bunia. Je suis venue faire le même constat ici, soutenir la population, montrer que le Gouvernement est avec vous», a déclaré la Première Ministre.
Après Bunia, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue à Rwampara et à Mongwalu pour renforcer la coordination des interventions et accélérer la lutte contre l’épidémie.
Elle y a visité les centres de traitement d’Ebola, remis une dizaine de véhicules 4x4 pour améliorer la mobilité des équipes, évalué les besoins en eau, électricité, oxygène, ambulances et équipements médicaux, et donné des instructions pour intensifier la sensibilisation communautaire.
La Première Ministre a salué la guérison de plusieurs patients, dont deux nourrissons, et réaffirmé l’engagement de l’Exécutif à améliorer les conditions de travail du personnel soignant.
«Le problème des moyens financiers ne se pose plus. Maintenant, il faut s’assurer que toute la logistique est prise en charge», a-t-elle souligné.
Judith Suminwa a clôturé sa mission en Ituri le vendredi 24 juillet avant de regagner Kinshasa. Avant son départ, elle a rassuré la population qu’entre deux et quatre mois les traitements contre la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, seront disponibles grâce aux recherches menées par l’INRB.
Germain Aboki



