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| M. Baraka Amos |
Nul n’est éternel, chacun part à son moment, parfois dans des circonstances inattendues. C’est ce qui est arrivé à Amos Baraka, chef du mouvement d’autodéfense ZAÏRE, décédé dans un accident de circulation ce vendredi sur la route Kampala - Bugoma, en Ouganda.
Son départ brutal, loin des affrontements armés qui ont marqué son parcours, rappelle que tout homme est mortel. Celui qui avait survécu aux balles et aux tensions sécuritaires a été emporté par un banal accident de la route. La leçon à tirer de cette situation tragique est claire. Chef de guerre ou pas, tout humain reste soumis aux mêmes aléas que tout un chacun.
La fin d’Amos Baraka, inattendue et brutale, ramène chacun, en particulier les fils de l’Ituri qui ont pris les armes pour déstabiliser la province, à la condition humaine. Elle souligne l’urgence de bâtir des alternatives durables pour les populations qui continuent de souffrir des atrocités.
Tout passe, tout coule. Tout est transitoire, qu’il s’agisse des hommes, des idéologies, des affrontements ou des conflits. C’est aujourd’hui qu’il faut choisir la conversion.
L'on pouvait peut-être reprocher bien des choses à Amos Baraka. Mais son décès brutal est regretté dans l’opinion locale. Comme pour dire qu’il avait une place considérable au sein de ses frères et sœurs ituriens, qui n’ont jamais rejeté leurs enfants, même ceux qui endeuillent la province continuellement.
Cet accident fait savoir avec insistance que la vie, même pour les figures les plus controversées, reste fragile et imprévisible. Plusieurs voix se lèvent encore pour appeler les fils de l’Ituri ayant pris les armes à revenir à la raison afin de bâtir ensemble une paix durable.
NE.
