Le 28 novembre, la Nouvelle Société Civile de Mambasa a révélé l’existence de vingt-quatre «barrières illégales» érigées par des agents de la DGRPI sur l’axe routier Mambasa - Makeke, long de 120 kilomètres. Ces postes de contrôle, présentés comme des points de recouvrement d’impôts, ne seraient pas reconnus par les textes qui régissent la République.
«Ce sont des barrières supplémentaires, distinctes des postes de contrôle légalement institués par la DGRPI. Leur installation par ces agents ne repose sur aucun soubassement juridique», a précisé Jospin Mbowa, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile.
La DGRPI de Mambasa n’en est pas à sa première dénonciation. Plusieurs voix locales accusent ses agents de détourner leurs prérogatives pour en tirer des avantages personnels. La Convention pour le respect des droits humains (CRDH) avait déjà dénoncé la perception d’impôts sans quittance aux postes de Bella et Makeke.
Rejetées par le passé, les accusations contre la DGRPI refont aujourd’hui surface avec plus de détails. Les fonds collectés à ces barrières illégales ne seraient pas versés dans la caisse de l’État, mais détournés au profit de réseaux informels.
«Nous ne pouvons pas accepter ce mode de recouvrement qui vient accentuer la souffrance de la population», a lancé la Nouvelle Société Civile.
Pour y remédier, elle invite le chef de ressort de la DGRPI à supprimer urgemment toutes les barrières illégales et à restreindre l’action de ses agents aux postes dûment validés par la réglementation provinciale.
La multiplication de ces accusations mérite une attention particulière. Elle questionne la transparence dans la gestion des recettes publiques par la DGRPI et oblige les autorités provinciales à intervenir face à des méthodes dénoncées comme un racket organisé au détriment de la province.
La Rédaction
