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| Bassa Zupka, leader la milice CODECO, au cœur de l'insécurité en Ituri (Image d'illustration) |
Depuis près de trois mois, il s'observe une accalmie dans le territoire de Djugu. Des voix locales relèvent une baisse des violences. Il s'agit en tout cas, d'un fait qui nourrit l’espoir d’une paix durable dans cette partie de l’Ituri longtemps éprouvée par les atrocités.
La population, particulièrement celle des zones les plus touchées, voit dans ce répit une lueur d’espérance, même si la prudence reste de mise. Décembre... L’expérience des années précédentes l'invite à la vigilance.
Les périodes de fin d’année ont souvent été marquées par une recrudescence des attaques, les groupes armés profitant de ce moment pour relancer leurs activités après une phase d'accalmie trompeuse. La mémoire des embuscades et des violences des décembres précédents rappelle que l’accalmie actuelle ne garantit pas une stabilité définitive.
À l’approche des fêtes, il faut dire que les services de sécurité doivent renforcer leur présence et leurs dispositifs afin de protéger les populations et leurs biens. Comme le rappelle l’adage lingala «Soki omoni ndoki, belela», qui signifie en français «Si tu vois un sorcier, crie», l’accalmie observée à Djugu ne doit pas endormir la vigilance.
La consolidation de cette trêve dépendra de la capacité des autorités à anticiper les mouvements des groupes armés et à empêcher toute tentative de déstabilisation.
La population de l'Ituri, elle, aspire à un retour durable à la normalité et à la liberté de vaquer à ses activités économiques sans crainte. Pour cela, l’éradication des groupes armés qui endeuillent la province demeure une urgence.
Les trois mois de calme à Djugu constituent une avancée encourageante, mais seule une action ferme et soutenue contre les forces négatives permettra de transformer cette accalmie en véritable stabilité.
NE.
