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ITURI : le drame !

Chaque 20 novembre, la Journée mondiale des droits de l’enfant rappelle l’importance de protéger les plus jeunes. En Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, cette date met en lumière une réalité dramatique. Les violences persistantes privent des milliers d’enfants de leur droit à l’école.

Selon l’UNICEF, plus de 130 000 enfants supplémentaires ont été privés d’éducation en 2025 à cause de l’intensification des affrontements. Les écoles fermées ou détruites, les enseignants déplacés ou menacés et les familles contraintes au déplacement forcé créent un vide éducatif qui expose les enfants à des risques majeurs. Recrutement forcé par des groupes armés, exploitation économique et violences sexuelles deviennent des menaces quotidiennes auxquelles sont exposées des enfants en Ituri. 

Dans la capitale provinciale Bunia, le nombre d’enfants des rues ne cesse de croître. Neuf sur dix viennent des sites de déplacés, principalement du territoire de Djugu, théâtre d’attaques répétées.

Entre janvier et avril 2025, plus de 100 000 personnes ont été déplacées en Ituri, dont la moitié sont des enfants, note l'UNICEF. Les violations graves contre les mineurs, enlèvements, mutilations, violences sexuelles et enrôlement, ont augmenté de 32 % par rapport à l’année précédente, à encore diverses sources consultées par NouvelEchoRdc.  

L’éducation préscolaire reste marginalisée. Seuls 4 % des enfants de 3 à 5 ans bénéficient d’un programme d’apprentissage. Ce déficit prive les plus jeunes des bases essentielles pour leur développement cognitif et social.

La malnutrition chronique accentue la crise. Plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans en souffrent. En 2024, l’UNICEF a pris en charge 18 600 cas de malnutrition aiguë sévère. Pour 2025, l’objectif est d’atteindre 38 700 enfants, mais seuls un tiers des zones de santé disposent de services nutritionnels opérationnels, faute de financements.

Au-delà des chiffres, c’est l’avenir d’une génération qui se joue. Sans accès à l’éducation, les enfants de l’Ituri grandissent dans l’ombre de la violence et de la pauvreté. L’école, qui devrait être un refuge et un tremplin vers l’avenir, est devenue un luxe inaccessible.

Pendant que le monde célèbre une nouvelle fois la Journée mondiale des droits de l’enfant, l’Ituri risque de voir s’installer une génération perdue, privée de savoir et d’avenir.

NE.