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| Félix Tshisekesi, Président de la RDC |
L'enthousiasme affiché par le Gouvernement congolais à l'issue de la signature, samedi dernier, de l'accord-cadre avec l'AFC/M23, semble contraster par le scepticisme du Rwanda. Pour Kinshasa, cet accord marque une étape décisive dans la quête d'une paix juste, inclusive et durable à l'Est du pays.
Par ailleurs, les protocoles issus de cet accord-cadre permettront également de sécuriser les couloirs humanitaires et de faciliter l'accès des organisations humanitaires pour répondre aux besoins essentiels des communautés affectées. Le gouvernement congolais réaffirme, de ce point de vue, que la paix... demeure sa priorité absolue avant de promettre qu'elle continuera d'agir dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de réconciliation nationale, pour préserver et consolider l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC
Le conseiller spécial du président américain pour les affaires africaines, Massad Boulos, a, quant à lui, qualifié, à travers son compte X, cette avancée de jalon majeur ouvrant la voie à un futur accord de paix global. Les États-Unis saluent l'engagement de deux parties à maintenir le cessez-le-feu, mettre fin aux hostilités et s'attaquer aux causes profondes du conflit dans l'Est de la RDC.
Pour les États-Unis, cette avancée crée un cadre crédible pour une mise en œuvre progressive et mesurable des engagements. Tandis que les deux principaux concernés dans cet accord-cadre de Doha, vont commencer à mettre en place différentes étapes, comme arrêter les affrontements, libérer certaines personnes en prison et prendre des mesures urgentes pour aider les gens qui en ont besoin.
Cependant, l'élan d'encouragement de Kinshasa soutenu par Washington et une bonne partie des capitales de l'Union européenne en passant par la Turquie, ne recueille pas le même écho à Kigali qui a commencé par interdire la diffusion publique du match Nigeria contre RDC sous prétexte de préserver la sécurité nationale et prévenir tout trouble à l'ordre public.
La note de la police rwandaise précise que toute violation de cette interdiction sera sanctionnée conformément à la législation en vigueur. Cela inclut la fermeture des établissements contrevenants et l'imposition d'amendes. Cette rigueur témoigne de la détermination des autorités à faire respecter les directives et à garantir la sécurité de tous.
Qu'à cela ne tienne, la délégation de Kinshasa et celle de l'AFC/M23 vont continuer à discuter des détails techniques, toujours avec l'aide du Qatar. Cet accord est le résultat de beaucoup d'efforts diplomatiques, comme les discussions à Washington et les précédentes rencontres à Doha, avec l'aide de pays et d'organisations comme les États-Unis, l'Union africaine et le Qatar.
La Pros.
