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ACCORD DE WASHINGTON : Kinshasa sous critiques, le gouvernement promet une ratification parlementaire ultérieure

Tina Salama, porte-parole du Chef de l'État Félix Tshisekesi & Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais 

Le gouvernement congolais est confronté à de vives critiques concernant l’absence de ratification parlementaire de l’accord de paix de Washington, signé en juin dernier. Ce texte doit être entériné ce jeudi 4 décembre à Washington par le président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, en présence du président américain Donald Trump. Alors que Kigali a respecté la procédure parlementaire, Kinshasa tente de rassurer en affirmant qu’une ratification postérieure sera engagée.

Lors d’un briefing de presse tenu le 3 décembre à Washington, Tina Salama, porte-parole du chef de l’État, a rappelé que la Constitution confère au président de la République le pouvoir de négocier et ratifier les accords internationaux. Elle a précisé que, même si le Parlement n’a pas été saisi officiellement, il l’a été de manière informelle, soulignant la présence du président de l’Assemblée nationale dans la délégation congolaise comme preuve de l’accompagnement institutionnel.

Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a pour sa part insisté sur la transparence du processus. Selon lui, le président Tshisekedi ne vient pas signer un nouvel accord, mais entériner celui déjà conclu par la ministre des Affaires étrangères. Il a ajouté qu’une réunion interinstitutionnelle avait permis d’informer les différentes institutions nationales.

Le gouvernement assure qu’une procédure parlementaire de ratification sera enclenchée après l’entérinement de l’accord. Patrick Muyaya a rappelé que l’objectif reste le retour de la paix, tout en réaffirmant les lignes rouges fixées par Kinshasa, à savoir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, refus du brassage et du mixage des forces.

La rencontre entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame devait marquer une étape diplomatique décisive sous l’impulsion des États-Unis, avec la mise en œuvre d’un cadre d’intégration économique régionale adopté en novembre. Mais à l’approche de l’échéance, les divergences politiques et la persistance des tensions militaires dans l’est du pays compliquent le processus.

Parallèlement, la médiation qatarie avec le M23 ajoute une dimension supplémentaire. Un accord-cadre a été signé, mais son contenu reste à négocier. Sur le terrain, les lignes de front demeurent actives et aucune mesure de confiance n’a été instaurée.

La coexistence des deux démarches, Washington et Doha, fait montre de la complexité d’un dossier où diplomatie interétatique et négociation politico-militaire se chevauchent sans encore produire d’avancées concrètes.

La Rédaction