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AFFAIRE ARRESTATION «ARBITRAIRE» DU CD SAIDI : Nouvelles révélations derrière un dossier vide !

Le CD des mines, M. Saidi Munyanya 

L’arrestation de Saidi Munyanya, le 1er novembre 2025, n’avait pas laissé l’opinion publique indifférente. Connu comme serviteur loyal de la République, le Chef de Division provinciale des Mines et Géologie en Ituri avait été conduit au cachot de l’auditorat militaire de Bunia.

Treize jours plus tard, il était relâché, mais les révélations qui émergent aujourd’hui confirment ce que beaucoup dénonçaient déjà, une arrestation arbitraire.

L'acharnement 

L’interpellation de Saidi Munyanya, selon nos informations, allait bien au-delà du judiciaire. Elle s’inscrivait, selon elles, dans une stratégie d’acharnement menée par ses détracteurs, dérangés par sa rigueur à matérialiser la vision du Chef de l’État, portée par le Ministre des Mines Louis Watum, dans le secteur minier en Ituri.

La polémique liée à une supposée autorisation d’exploitation illégale de l’or n’était qu’un prétexte pour tenter de neutraliser un cadre reconnu pour son attachement aux textes régissant le secteur sur terrain.

Le dossier vide se confirme 

Aujourd’hui, les contours de l’affaire se dessinent davantage. D’après un proche collaborateur du Ministre des Mines, qui a suivi le cheminement du dossier de l'Ituri à Kinshasa, l’arrestation du Chef de division Saidi Munyanya a été effectivement «arbitraire».

Aneco Baby, vice-président de la Fondation Louis Watum Kabamba, rapporte que l’Auditeur supérieur de Bunia, en répondant à l’appel du Ministre des Mines, a confirmé que le dossier porté contre Saidi Munyanya était vide.

En tout cas, le silence des autorités jusqu’à sa libération, renforce l’idée d’une arrestation abusive, dénuée de fondement. Comme le dit l’expression populaire, «mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose».

Le prétexte 

Aux yeux de nombreux observateurs, le meurtre de trois jeunes attribué au FPIC, survenu le 31 octobre 2025 dans le groupement Bambunya, a servi de prétexte à l’arrestation du Chef de division.

D’après le proche du Ministre des Mines, les trois jeunes ont été tués sur leur chemin de retour et non dans un site minier. Le Chef de division, qui n’est pas responsable de la sécurité en Ituri, ne peut être impliqué.

Le lien établi avec l’exploitation aurifère apparaît donc comme une construction visant à justifier une arrestation abusive, à l’entendre.

Une rivalité en toile de fond 

La hiérarchie à Kinshasa a estimé que l’explication fournie par les autorités provinciales au sujet de l’interpellation de Saidi Munyanya ne tenait pas, rapporte ce  proche du ministre des Mines. 

Le gouverneur militaire lui-même, en suspendant l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle en Ituri, avait admis que la compétence sur le secteur relevait du ministère des Mines, avant que cette mesure ne soit levée le 6 octobre 2025 par Louis Watum.

Cette mesure aurait déplu aux autorités provinciales, lesquelles auraient utilisé le drame de Bambunya comme prétexte pour viser le Chef de division des mines, vu comme l'exécutant fidèle des orientations de Kinshasa.

Qui est le CD des mines ?

Les révélations du proche du ministre des Mines affirment que le Chef de division des mines en Ituri est vu comme le «gouverneur des mines». Bien qu’il coopère avec le gouverneur militaire, sa tutelle demeure celle du ministère des Mines à Kinshasa.

C’est pourquoi l’intervention du Ministre des Mines n'a pas tardé. Elle a permis d’obtenir des éclaircissements et d’imposer la libération. Les vérifications ont montré que même les responsables de l’arrestation de Saidi Munyanya n’ont pas pu en prouver la raison exacte.

Victime d'un circuit opaque  

Il apparaît clairement que Saidi Munyanya a subi l’influence des circuits opaques qui minent le secteur aurifère en Ituri, où les ambitions personnelles dominent souvent l’intérêt collectif.

Sa loyauté et son sens du devoir envers l’État l’ont rendu cible des adversaires de la transparence. Pourtant, il reste déterminé à mettre en œuvre la politique minière du gouvernement congolais. 

Que cela plaise ou non, l’intérêt supérieur de la République commande le respect des règles, et non la mise en cause injuste du Chef de division des mines, qui applique avec rigueur la politique nationale dans le secteur minier en Ituri.

Germain Aboki